Abidjan, 08 nov 2026 (AIP) – Le président israélien, Isaac Herzog, a officiellement confié dimanche 8 novembre 2026 à Gadi Eisenkot, chef du principal bloc de l’opposition, la mission de former le prochain gouvernement, au terme de législatives qui n’ont pas dégagé de majorité parlementaire, rapportent plusieurs médias internationaux.
L’ancien chef d’état-major de l’armée israélienne dispose de 28 jours pour réunir une majorité d’au moins 61 députés sur les 120 que compte la Knesset, le Parlement israélien, et constituer une équipe gouvernementale.
Lors de la cérémonie de remise du mandat à la résidence présidentielle, à Jérusalem, Isaac Herzog a appelé M. Eisenkot à former un gouvernement stable, capable de servir l’ensemble des citoyens, indépendamment de leur choix électoral.
Âgé de 66 ans, Gadi Eisenkot, qui a entamé sa carrière politique il y a quatre ans après un long parcours militaire, s’est dit déterminé à mettre en place un « gouvernement d’urgence nationale ».
Il a également ouvert la voie à une éventuelle coalition avec le Likoud, le parti du Premier ministre sortant, Benyamin Nétanyahou, ainsi qu’avec le Parti sioniste religieux de Bezalel Smotrich, sous réserve d’un accord sur les principes de gouvernance qu’il défend.
« Nous traversons l’une des périodes les plus critiques que la démocratie israélienne ait jamais connues », a-t-il déclaré, appelant à un rassemblement politique face aux défis auxquels le pays est confronté.
La formation d’une coalition s’annonce toutefois difficile dans un paysage politique profondément divisé. Le camp d’Eisenkot a notamment exclu, durant la campagne électorale, de s’appuyer sur les partis arabes, ce qui réduit les possibilités de rassemblement d’une majorité parlementaire.
Le président Herzog a, par ailleurs, souligné la nécessité pour le futur gouvernement de faire avancer les processus diplomatiques dans la région après la guerre et de mettre en œuvre le plan en 20 points du président américain Donald Trump pour la bande de Gaza.
Cette désignation pourrait marquer la fin du long règne de Benyamin Nétanyahou, qui a cumulé 19 années à la tête du gouvernement israélien. Le dirigeant sortant reste toutefois susceptible de revenir dans les négociations en cas d’échec de son adversaire à former une coalition.
(AIP)
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