Bouna, 09 juil 2026 (AIP)–Dix femmes ont perdu la vie en donnant naissance dans le district sanitaire de Bouna au cours du premier semestre 2026.
Ce bilan a été révélé mercredi 08 juillet 2026 par le directeur départemental de la Santé, de de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle de Bouna, Dr N’gbesso Tanoh Gérard, lors de la réunion de bilan à mi-parcours des activités sanitaires, couplée à la deuxième réunion du Comité départemental de surveillance des décès maternels et de la riposte, présidée par le préfet de région, Chérif Brahima.
Face aux autorités administratives, aux responsables sanitaires et aux partenaires du secteur de la santé, Dr N’gbesso a indiqué que les dix décès maternels enregistrés constituent un signal d’alerte nécessitant des réponses concertées.
Il a rappelé que chaque décès maternel représente une tragédie humaine aux lourdes conséquences pour les familles et le développement de la communauté. « La perte d’une femme est une perte pour la productivité et un déséquilibre pour la société. Un décès maternel est un drame », a-t-il déclaré.
Le responsable sanitaire a identifié quatre principales causes de ces décès, à savoir l’hémorragie du post-partum immédiat, l’hypertension artérielle et ses complications, l’anémie ainsi que les infections du post-partum. Selon lui, ces causes, bien que connues, peuvent être efficacement combattues grâce à une prise en charge précoce et au respect des protocoles de suivi de la grossesse.
Face à cette situation, Dr N’gbesso a exhorté les femmes enceintes à respecter scrupuleusement les rendez-vous des consultations prénatales et mis en garde contre les risques liés aux accouchements à domicile, qui augmentent considérablement les complications obstétricales.

Le directeur départemental de la Santé a en outre souhaité une plus grande implication des maris dans le suivi des grossesses de leurs conjoints, estimant que leur soutien est déterminant pour une maternité sans risque. Il a aussi plaidé pour la construction de logements d’astreinte pour les sages-femmes, afin de garantir leur présence permanente auprès des parturientes, notamment dans les zones les plus éloignées. Le district sanitaire de Bouna compte actuellement 51 établissements sanitaires pour 42 sages-femmes.
(AIP)
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