Abidjan, 09 juil 2026 (AIP) – Le ministère de la Justice et des Droits de l’Homme a procédé, jeudi 9 juillet 2026, à Abidjan, au lancement officiel du projet d’appui à la mise en œuvre des activités sociales, éducatives, sportives et de soutien psychologique en faveur des mineurs placés dans les Centres d’observation des mineurs (COM) d’Abidjan et de Bouaké, en vue de favoriser leur réinsertion sociale et prévenir la récidive
Présidant la cérémonie au nom des garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, la conseillère technique, Blandine Abadi, a expliqué que cette initiative s’inscrit dans l’application des règles des Nations unies relatives à la protection des mineurs privés de liberté, notamment l’article 47, qui prévoit que les enfants privés de liberté doivent bénéficier d’activités de divertissement et de loisirs favorisant leur développement.
La magistrate Abadi a précisé que ces dispositions ont été intégrées dans la législation ivoirienne à travers le décret n°2023-239 portant réglementation des établissements pénitentiaires.
« C’est en exécution de ces dispositions que nous organisons ces activités afin que le mineur retrouve confiance en lui, puisse mieux se réinsérer dans la société et acquérir des compétences professionnelles qu’il pourra mettre à profit à sa sortie des Centres d’observation des mineurs », a-t-elle déclaré.
De son côté, le représentant de l’Agence française de développement (AFD), Ouby Guémolé, a précisé que « le projet estimé à hauteur de 300 000 euros, soit 185 millions de FCFA, comporte deux volets à savoir l’accompagnement des mineurs à travers des activités socio-éducatives et le renforcement des compétences des professionnels des Centres d’observation des mineurs..
Les bénéficiaires participeront notamment à des activités de peinture, de théâtre, de contes, de musique, de jardinage, de couture, de sport.
Quant à la mandataire du groupement des organisations de la société civile chargé de la mise en œuvre du projet, Zouzoua Coulibaly, elle a ajouté qu’un important soutien psychologique permettra aux mineurs, souvent marqués par des expériences traumatisantes, d’exprimer leurs difficultés et de retrouver progressivement confiance en eux.
« Quand ils arrivent ici, ils sont un peu traumatisés donc nous aurons de l’appui psychologique qui va permettre à ses enfants de pouvoir s’exprimer, de dire ce que ce qu’ils vivent », a expliqué Mme Coulibaly.
Par ailleurs, ce projet est mis en œuvre dans le cadre du troisième Contrat de désendettement et de développement (C2D-3), avec l’appui de l’Agence française de développement (AFD). Il sera exécuté pendant deux ans dans les Centres d’observation des mineurs (COM) d’Abidjan et de Bouaké. Il vise à permettre aux jeunes en conflit avec la loi de retrouver confiance en eux, de développer leurs aptitudes sociales et professionnelles.
(AIP)
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