Bouna, 09 juil 2026 (AIP)–Une campagne de vaccination et de déparasitage de 15 200 têtes de bétail est en cours dans la région du Bounkani afin de renforcer la protection sanitaire des animaux et de préserver les moyens de subsistance des éleveurs vulnérables.
Démarrée le 4 juillet 2026, l’opération se poursuivra jusqu’à la fin du mois d’août et cible 13 200 bovins ainsi que 2 000 petits ruminants et caprins.
Cette campagne administre le vaccin contre la péripneumonie contagieuse bovine (PPCB), suivi du déparasitage des bovins et la vaccination des petits ruminants contre la peste des petits ruminants (PPR), suivie également de leur déparasitage.
L’opération placée sous la supervision du ministère des Ressources animales et halieutiques (MIRAH) est entièrement gratuite et couvre les quatre départements du Bounkani, à savoir Bouna, Doropo Téhini et Nassian, ainsi que la sous-préfecture de Yorobodi, dans la région du Gontougo.

L’initiative s’inscrit dans le cadre du Projet d’appui aux communautés transfrontalières vulnérabilisées par l’insécurité et la fragilité dans les zones frontalières du nord de la Côte d’Ivoire, du Ghana, du Togo et du Bénin (ACTIF), financé par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères et mis en œuvre par l’Association des éleveurs de bovins de la région du Bounkani (AEBRB), sous la supervision du MIRAH.
Selon le coordonnateur de l’AEBRB, Soro Daouda, la campagne a été prioritairement déployée dans les zones de forte concentration de bétail afin de prévenir l’apparition et la propagation des maladies animales contagieuses. Cette stratégie vise notamment à protéger le cheptel local contre les risques sanitaires liés aux mouvements transfrontaliers de bétail, en particulier ceux des bovins en transhumance en provenance du Burkina Faso.
« Les animaux en transhumance peuvent être porteurs de maladies contagieuses susceptibles d’affecter le cheptel local. Cette campagne constitue donc une mesure préventive essentielle pour préserver la santé animale, sécuriser les revenus des éleveurs et renforcer la résilience des communautés pastorales », a souligné Soro Daouda.
(AIP)
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