Tiassalé, 07 nov 2024 (AIP) – Les populations des villages de Boussoukro, Boussoukro 2 et d’Offa (commune de N’douci) revendiquent l’indemnisation des impactés de la carrière de l’Abidji-Tanon qui s’élève à plus de 232 millions FCFA et la purge des droits coutumiers évaluée à 690 millions FCFA, qu’ils attendent depuis 2016, date à laquelle l’opérateur, Demba Mamadou, a obtenu son permis d’exploitation.
Selon les porte-paroles des populations à la conférence de presse organisée samedi 02 novembre 2024 à Boussoukro, Nazaire Kadia et Cléophas Lolo Diby, la question de règlement de l’indemnisation et de la purge des droits coutumiers n’ont pas connu un début d’exécution.
Ils ont fait savoir que les populations avaient demandé à l’opérateur de payer dans un premier temps, la moitié de l’indemnisation aux impactés, soit un peu plus de 111 millions FCFA, mais rien n’a été fait à ce jour. A l’issue d’une médiation de l’autorité sous-préfectorale, ils ont accepté que l’opération paye au moins 12% (30 millions FCFA) de l’indemnisation au plus tard le 30 septembre 2024, mais cela n’a pas été respecté.
Dans l’attente, les impactés disent ne plus pouvoir accéder à leurs parcelles pour récolter ou pour cultiver de nouvelles jachères, ce qui est un « préjudice important ».
Pour toutes ces raisons et « marquant leur intérêt pour la réalisation du projet qui sera bénéfique à la région », ils ont décidé de prendre l’opinion nationale à témoin, pour dénoncer le « manque de respect de l’opérateur » et l’inaction des pouvoirs publics qui, selon eux, ne « font rien pour contraindre l’opérateur à respecter ses engagements ».
Les conférenciers ont assuré qu’aucune exploitation de granite ne se fera tant que les impactés ne rentreront pas dans leurs droits.
(AIP)
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