Sassandra, 27 oct 2026 (AIP) – Les classes d’examen des deux lycées publics de Sassandra, notamment en Troisième et en Terminale, accueillent des effectifs pouvant atteindre 80 élèves, une situation qui complique les conditions d’enseignement et d’apprentissage, a constaté l’AIP lors d’une visite dans ces établissements.
Au lycée moderne Goffry Kouassi Raymond, les classes de terminale A2-1 et A2-2 comptent respectivement 57 et 74 élèves. Ces effectifs élevés rendent difficile le suivi individuel des apprenants, notamment lors de la prise des notes et des évaluations.
Les enseignants éprouvent également des difficultés à maîtriser leurs classes et à mémoriser les noms des élèves. Certains déplorent, en outre, la chaleur dans les salles aux heures de cours.
En troisième, les classes de 3e 1 et de 3e 3 comptent respectivement environ 60 et 61 élèves. Cette forte concentration d’apprenants complique l’organisation des évaluations des candidats au Brevet d’études du premier cycle (BEPC).
Au lycée Toussagnon Benoît, les effectifs sont tout aussi élevés. La classe de terminale A2-1 compte 75 élèves, contre 70 en terminale D1. En troisième, la classe de 3e 2 accueille 80 élèves.
Les classes des niveaux inférieurs sont également concernées. En sixième, les classes de 6e 2 et de 6e 4 comptent respectivement 75 et 80 élèves. En cinquième 5, en première A2 et en première D, les effectifs s’élèvent respectivement à 75, 70 et 71 élèves.
Face à cette situation, des parents d’élèves plaident pour la construction de nouvelles salles de classe afin de réduire les effectifs et d’améliorer les conditions d’apprentissage dans les deux établissements publics.
Le Conseil régional du Gboklè a annoncé la construction de nouveaux établissements scolaires dans les prochaines années. En attendant la réalisation de ces infrastructures, les élèves et les enseignants doivent composer avec des classes surchargées.
Par ailleurs, des informations recueillies auprès de sources proches du milieu éducatif font état d’un possible arrêt de travail des enseignants à la reprise des cours après les congés de Toussaint, pour réclamer de meilleures conditions de travail et d’apprentissage.
Les établissements privés de la ville semblent, quant à eux, moins confrontés à cette situation, avec l’ouverture de plusieurs structures scolaires dans les différentes sous-préfectures.
(AIP)
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