Tanda, 29 juil 2025 (AIP) – Une trentaine de membres des comités départementaux et locaux de gestion des plaintes ont bénéficié d’une formation de deux jours, du vendredi 25 au samedi 26 juillet 2025, à Tanda, en vue de renforcer leurs compétences dans le traitement des réclamations liées aux services de santé.
Issus de plusieurs localités des sous-préfectures de Tanda, les participants ont été formés dans le cadre du Projet santé, nutrition et développement de la petite enfance (PSNDPE), mis en œuvre avec l’appui technique et financier de la Banque mondiale.
« Nous sommes ici pour renforcer les capacités des membres des comités afin de les outiller à bien gérer les plaintes conformément à la réglementation en vigueur », a expliqué le spécialiste en genre, VBG et inclusion sociale à l’unité de coordination des projets santé, Kouamé Suzanne, épouse Sery. Elle a souligné l’importance d’une telle démarche pour offrir une lucarne d’expression aux bénéficiaires du système de santé, dans une logique d’amélioration continue.
Les comités, composés de représentants des ONG, des chefs religieux, des femmes, des jeunes et des agents de santé, doivent garantir l’impartialité, l’écoute active, la confidentialité, la médiation, et le respect des protocoles légaux et éthiques. Ils sont appelés à être des relais crédibles entre la population et les structures sanitaires.
Plusieurs modules ont été dispensés, notamment sur la gestion efficace des plaintes, l’utilisation d’outils numériques adaptés, ainsi que les normes éthiques et juridiques applicables au secteur médical.
La directrice du centre social de Tanda, Assalé Josette, s’est félicitée de cette initiative qui participe à la transparence et à la responsabilisation des acteurs du secteur de la santé, dans le but de renforcer la confiance entre les patients et les services médicaux.
Le préfet de Tanda, Koné Tamkolly Benoît, a exprimé sa satisfaction à l’issue de la formation, saluant l’appui de l’unité de coordination des projets santé pour l’amélioration de la gouvernance sanitaire locale.
Dans un contexte où la qualité des soins et le respect des droits des patients sont au cœur des attentes, l’installation et la formation de comités de gestion des plaintes s’imposent comme une mesure indispensable, souligne-t-on.
(AIP)
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