Songon, 04 août 2026 (AIP) – Le Syndicat des enseignants et des personnels du préscolaire et du primaire public de Côte d’Ivoire (SYEPP-CI) a renforcé les capacités de ses responsables nationaux et locaux sur le droit syndical, à l’occasion de son conseil national et de son université de vacances, organisés du 29 juillet au 1er août 2026 au Centre d’animation et de formation pédagogique (CAFOP) de Dabou.
Selon une note transmise à l’AIP, cette session de formation, tenue en prélude à la rentrée scolaire, portait sur le thème « Le droit syndical : défis et opportunités ». Elle a été animée par le président de l’Entente syndicale du secteur de l’Éducation et de la Formation (ESEF), Arnaud Boka.
À l’ouverture des travaux, le secrétaire général national du SYEPP-CI, Chérif Drissa, a indiqué que cette initiative vise à renforcer la culture syndicale des participants afin qu’ils exercent efficacement leurs responsabilités et contribuent à un dialogue social constructif dans le système éducatif.
« Le syndicat n’est pas l’adversaire des autorités. C’est un partenaire social. Toutefois, nous devons être capables de défendre les intérêts des travailleurs et de promouvoir les libertés démocratiques au service des instituteurs », a-t-il déclaré.
Selon lui, la formation doit permettre aux responsables syndicaux de se positionner comme une force de proposition, tout en jouant un rôle d’éveil des consciences et de défense des intérêts de leurs membres.
Pour sa part, Arnaud Boka a salué cette initiative qui, selon lui, dote les responsables syndicaux d’outils indispensables à l’exercice de leurs fonctions, dans un contexte marqué par les revendications des enseignants relatives à la prime d’incitation.
Il a rappelé que la liberté syndicale est consacrée par les instruments internationaux relatifs aux droits de l’homme ainsi que par la Constitution ivoirienne, avant d’inviter les participants à mieux s’approprier le droit syndical afin de privilégier le dialogue social dans la résolution des conflits.
Le président de l’ESEF a toutefois réaffirmé les réserves de son organisation sur l’arrêté de 2012 encadrant le droit de grève en Côte d’Ivoire, estimant qu’il restreint l’exercice de la liberté syndicale.
(AIP)
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