Bangolo, 26 août 2026 (AIP) – Deux personnes soupçonnées d’être impliquées dans la mort du paysan Barro Abdoulaye ont été interpellées par la brigade de gendarmerie de Bangolo, à la suite de la découverte de son corps sans vie dans son campement, à Douandrou 1 (sous-préfecture de Zéo).
Le corps de Barro Abdoulaye a été découvert le samedi 22 août 2026, après que le chef du village de Douandrou 1 a alerté la brigade de gendarmerie de Bangolo. Dépêchés sur les lieux, deux gendarmes ont procédé aux constatations d’usage.
Les enquêteurs ont relevé sur la dépouille des traces de violences et constaté, à proximité, la présence de morceaux de bois. Ils ont également relevé la disparition de la motocyclette et du téléphone portable de la victime.
Les investigations engagées pour élucider les circonstances du décès et retrouver les biens disparus ont conduit, dimanche 23 août, à l’interpellation d’un plombier domicilié à Logoualé, Z. J. Yves. Celui-ci a été aperçu dans un village de la sous-préfecture alors qu’il tentait de vendre la motocyclette appartenant au défunt.
Conduit à la brigade et entendu par les enquêteurs, le suspect a cité un certain T. F., originaire de Douandrou 1, qu’il a présenté comme son complice. Ce dernier a été interpellé le même jour.
Au cours de son audition, T. F. a déclaré exercer pour le compte de Z. J. Yves, un vendeur de drogue. Il a également affirmé que Barro Abdoulaye figurait parmi ses clients et lui devait la somme de 30 000 francs CFA correspondant, selon ses déclarations, à la facture de la drogue vendue.
Selon les éléments recueillis au cours des auditions, un différend a opposé le défunt aux deux suspects. Ces derniers se sont rendus au campement de Barro Abdoulaye le 22 août, avant de l’emmener dans sa plantation de cacao, où il a subi des violences. Sa dépouille a ensuite été ramenée dans sa case.
Les suspects auraient par ailleurs emporté plusieurs biens appartenant à la victime, notamment sa motocyclette, son téléphone portable, un sac de riz ainsi qu’un sac contenant des fèves de cacao.
Les deux mis en cause ont été placés en garde à vue dans les locaux de la brigade de gendarmerie de Bangolo. Ils doivent être présentés à l’autorité judiciaire compétente, appelée à déterminer les suites judiciaires de cette procédure.
(AIP)
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