Tiassalé, 17 août 2026 (AIP)- La 6e édition du festival national des fanfares de Tiassalé aura lieu du 20 au 23 août 2026, l’esplanade de la mairie. À quelques jours de ce grand rendez-vous culturel, le commissaire général du festival, Wilfried Koffi, a accordé un entretien à l’AIP et à la page Facebook Tiassalé Impact aux fins de dévoiler les ambitions de cette édition.
Dans cet entretien, il revient sur la place de la fanfare dans le patrimoine culturel de Tiassalé, les enjeux du festival et sa vision pour l’avenir, tout en lançant un appel à la mobilisation de tous pour faire du FESNAF 2026 une véritable fête de la culture et du vivre-ensemble à Tiassalé.
AIP: Qu’est-ce qui fait la particularité de cette édition et pourquoi faut-il absolument être au rendez-vous du 20 au 23 août?
W. K (Wilfried Koffi): Cette 6ᵉ édition marque une nouvelle étape dans l’histoire du Festival National des Fanfares (FESNAF). Nous voulons faire de Tiassalé, pendant quatre jours, la capitale nationale de la fanfare, de la musique et de la convivialité.
Au-delà des prestations musicales, le festival est un espace de rencontre entre les fanfares, les populations, les artistes, les acteurs culturels, les autorités, les jeunes et les visiteurs venus d’ailleurs. C’est aussi une occasion de découvrir ou redécouvrir Tiassalé sous un autre visage : une ville accueillante, culturelle, dynamique et ouverte.
Du 20 au 23 Août, nous invitons donc toute la population de Tiassalé, du département et de la Côte d’Ivoire à venir vivre le FESNAF.
AIP: Le FESNAF est avant tout un festival de fanfares. Quelle place la musique de fanfare occupe-t-elle aujourd’hui dans notre patrimoine culturel ?
W. K : La fanfare est beaucoup plus qu’un ensemble d’instruments à vent et de percussions. Elle fait partie de notre mémoire collective. Elle accompagne les cérémonies, les fêtes, les célébrations religieuses et communautaires, les moments solennels comme les moments de réjouissance.
Mais nous voulons également montrer que la fanfare n’est pas une musique du passé. Elle peut se renouveler, intégrer de nouvelles influences, attirer les jeunes et devenir un véritable outil de transmission culturelle.
Le FESNAF contribue donc à préserver notre patrimoine tout en lui donnant une nouvelle dynamique, notamment auprès de la jeunesse.
AIP: Au-delà du spectacle, quel impact concret le FESNAF peut-il avoir sur Tiassalé et son économie locale ?
W. K: Un festival est aussi une activité économique. Pendant quatre jours, ce sont des visiteurs qui arrivent, des hébergements qui sont sollicités, des restaurants et maquis qui travaillent davantage, des transporteurs, commerçants, artisans, vendeurs et prestataires qui trouvent des opportunités.
Le FESNAF permet également de faire connaître les produits et savoir-faire locaux. C’est donc une véritable chaîne de valeur qui peut se créer autour de l’évènement.
Notre ambition est que la culture soit aussi un levier de développement économique et touristique pour Tiassalé. Un festival réussi, c’est une fête pour les populations, mais c’est aussi de l’activité pour notre commune, notre département.
AIP: Le FESNAF réunit des fanfares et des publics venus de différents horizons. Quel rôle peut-il jouer dans le rapprochement des populations et la cohésion sociale ?
W. K : La musique a cette capacité extraordinaire de réunir les personnes au-delà de leurs différences. Lorsque les fanfares jouent, nous partageons un même moment, une même émotion, sans distinction d’origine, d’âge ou de sensibilité.
Dans une société qui a besoin de renforcer les liens entre les générations et entre les communautés, un événement comme le FESNAF a toute sa place.
Nous souhaitons que Tiassalé soit, pendant ces quatre jours, une terre de rencontre, de fraternité, de partage et de paix. C’est aussi cela, la vocation profonde d’un festival culturel.
AIP: Après six éditions, quelle vision avez-vous pour l’avenir du FESNAF ? Peut-il devenir un rendez-vous culturel majeur au niveau national, voire sous-régional ?
W. K : Nous le souhaitons fortement. La 6ᵉ édition doit justement nous permettre de franchir un nouveau cap.
À terme, nous voulons professionnaliser davantage le festival, attirer encore plus de fanfares et de visiteurs, développer des partenariats avec les acteurs culturels et économiques, et pourquoi pas ouvrir progressivement le FESNAF à des formations et ensembles venus d’autres pays de la sous-région.
Notre ambition est que lorsqu’on parlera de fanfare en Côte d’Ivoire et en Afrique de l’Ouest, on pensera naturellement à Tiassalé et au FESNAF.
Mais cette ambition ne pourra devenir réalité qu’avec l’implication des populations, des partenaires, des entreprises, des collectivités et de tous ceux qui croient au potentiel culturel de notre territoire.
AIP: Pour terminer, quel message souhaitez-vous adresser aux populations de Tiassalé, aux visiteurs et à tous ceux qui hésitent encore à faire le déplacement ?
W.F: Je voudrais leur dire très simplement : venez au FESNAF ! Venez pour la musique, venez pour la culture, venez pour la découverte, venez pour soutenir nos artistes et nos fanfares. Venez aussi pour faire vivre notre économie locale et montrer que Tiassalé sait accueillir de grands rendez-vous.
Du 20 au 23 août, l’esplanade de la mairie de Tiassalé doit être le point de convergence de tous ceux qui aiment la musique, la culture et la fête dans un esprit de paix et de fraternité.
Le FESNAF appartient à ses organisateurs, mais il appartient surtout à la population. Faisons-en ensemble une grande réussite et faisons rayonner Tiassalé au-delà de ses frontières.
(AIP)
kd/kg/cmas

