Bouaflé, 10 juil 2026 (AIP)-Des élèves ont pris part, jeudi 9 juillet 2026, à une immersion culturelle au Jardin de la mère de Dieu, une ferme écologique située dans le département de Sinfra, où ils ont été sensibilisés à la protection de l’environnement et à la préservation du patrimoine culturel, dans le cadre de la quatrième édition du Festival Violet-Blanc placée sous le thème : « Marahoué, terre, culture et avenir ».
Cette activité pédagogique, organisée en présence du directeur régional de la Culture et de la Francophonie de la Marahoué, Gooré Bi Glan Mathias, de la direction régionale de l’Environnement et de la Transition écologique, Kouachi Sopie Augustine ainsi que du responsable de la culture au conseil régional de la Marahoué, Koffi Amani, visait à faire des jeunes des acteurs de la préservation des richesses naturelles et culturelles de leur région.
Intervenant au nom de la direction régionale de l’Environnement et de la Transition écologique, la directrice régionale, Kouachi Sopie Augustine, a rappelé que l’environnement constitue l’ensemble des ressources indispensables à la vie, notamment le sol, l’eau et l’air.
Selon Mme Kouachi, les générations actuelles ont le devoir de corriger les erreurs du passé en adoptant des comportements respectueux de la nature afin de garantir un développement durable aux générations futures. Elle a dénoncé la coupe anarchique des arbres, l’utilisation de pesticides contrefaits ainsi que les différentes formes de pollution qui contribuent à la dégradation des sols, des forêts et des ressources en eau.
« Vous représentez l’avenir. Devenez des ambassadeurs de la protection de l’environnement en sensibilisant vos camarades pendant les vacances », a-t-elle exhorté.
Développant le thème, « Eco-citoyenneté : je suis un citoyen écoresponsable », le chef du service qualité de l’environnement et prévention des risques, Yao Konan Dorgelès, a expliqué que les problèmes environnementaux actuels résultent essentiellement des activités humaines. Il a rappelé qu’avant les indépendances, la Côte d’Ivoire comptait près de 16 millions d’hectares de forêts contre moins de deux millions aujourd’hui, une situation qu’il a qualifiée de « préoccupante ».
Pour inverser cette tendance, Yao Konan Dorgelès a invité les élèves à adopter des gestes simples tels que l’économie de l’eau, la réduction de la consommation d’énergie, la bonne gestion des déchets et le respect des espaces publics. « Chaque geste compte. Avant d’agir, demandons-nous si notre comportement protège ou dégrade l’environnement », a-t-il insisté.
Abordant le volet culturel, le muséologue et sous-directeur de la Promotion des arts plastiques, Ange Nohonain, a entretenu les élèves sur « L’importance des institutions culturelles dans l’édification d’une jeunesse responsable ». Il a expliqué que les musées, les bibliothèques, les centres culturels et les centres de documentation sont des institutions chargées de préserver et de transmettre l’héritage culturel des peuples.
Le conférencier a souligné que le musée ne conserve pas uniquement des objets, mais protège également la mémoire collective à travers la recherche, l’acquisition, la conservation et la valorisation du patrimoine.
Prenant l’exemple du Djidji Ayokwé, le célèbre tambour parleur récemment restitué à la Côte d’Ivoire après plus d’un siècle passé dans un musée français, il a démontré l’importance de la conservation du patrimoine pour les générations futures. « Préserver notre patrimoine, c’est préserver notre identité. Une génération qui ne transmet pas son héritage culturel rompt le lien avec son histoire », a-t-il déclaré.
A travers cette immersion, les organisateurs ont voulu offrir aux élèves un cadre d’apprentissage concret leur permettant de mieux comprendre les liens étroits entre environnement, culture et développement.
Le Festival Violet-Blanc, porté par sa commissaire générale, Sabine N’Dri, se donne pour ambition de faire du violet et du blanc les couleurs emblématiques de la région de la Marahoué. Il vise également à valoriser son riche patrimoine culturel et touristique, à raviver et transmettre les traditions locales aux jeunes générations, à promouvoir l’éducation par la culture et à attirer de nouveaux investisseurs afin de positionner durablement la Marahoué comme une destination de référence.
(AIP)
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