Bongouanou, 2 mai 2026 (AIP) – Les organisations syndicales des secteurs public et privé de Bongouanou ont dénoncé des atteintes à la liberté syndicale et plaidé pour l’amélioration des conditions de vie et de travail des travailleurs, vendredi 1er mai 2026, à Bongouanou, lors de la célébration de la Fête du Travail, en présence des autorités administratives et des acteurs socio-professionnels.
Intervenant au nom des syndicats, leur porte-parole, Gbongué Loïc, a relevé que certaines pratiques, notamment les sanctions jugées disproportionnées, les suspensions de salaires et les mutations de responsables syndicaux, constituent des entraves au libre exercice du droit syndical. Il a appelé au respect strict des textes en vigueur garantissant ces libertés fondamentales.
Au plan social, les organisations syndicales ont salué les efforts consentis par le gouvernement en faveur de l’amélioration du pouvoir d’achat, tout en estimant que la cherté de la vie continue d’impacter négativement les travailleurs. Elles ont ainsi plaidé pour une revalorisation du salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) dans le secteur privé, ainsi que pour un relèvement de l’indice salarial dans la fonction publique, resté, selon elles, en décalage avec l’évolution du coût de la vie.
Les syndicats ont également réitéré leur appel à un rééquilibrage du système de primes au profit de tous les fonctionnaires et agents de l’État, afin de corriger les disparités observées.
Au niveau local, plusieurs difficultés affectant le quotidien des populations ont été évoquées. Il s’agit notamment des coupures récurrentes d’électricité, de l’état dégradé de certaines voies après les pluies et de l’insuffisance de la desserte en eau potable.
Les intervenants ont en outre attiré l’attention des autorités sur le déficit d’infrastructures scolaires et les insuffisances du plateau technique du centre hospitalier de Bongouanou, qui compliquent la prise en charge des patients et les conditions de travail du personnel de santé.
(AIP)
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