Abidjan, 22 juil 2026 (AIP) – Le ministre de la Justice du Burkina Faso, Edasso Rodrigue Bayala, a instruit les procureurs de faire preuve d’une plus grande fermeté dans les poursuites engagées contre les auteurs de viols sur mineurs, en requérant des sanctions proportionnées à la gravité des faits, indique une circulaire datée du 17 juillet 2026.
Dans cette circulaire adressée à l’ensemble des procureurs généraux, M. Bayala rappelle que la protection des enfants contre les violences sexuelles constitue une priorité de la politique pénale burkinabè. Il demande notamment aux magistrats du parquet de ne plus requérir des peines de travaux d’intérêt général dans ce type d’affaires, estimant que cette sanction est inadaptée au regard de la gravité des infractions.
Cette décision intervient à la suite de deux affaires de viols sur mineurs qui ont suscité une vive émotion au Burkina Faso au début du mois de juillet.
Dans la première affaire, un instituteur reconnu coupable de viols répétés sur son élève âgée de 15 ans a été condamné par le tribunal de grande instance de Tenkodogo à 17 mois d’emprisonnement, dont deux mois ferme. Dans la seconde, un maître coranique poursuivi pour le viol d’une fillette de huit ans a été condamné à 18 mois d’emprisonnement, dont trois mois ferme.
Selon le ministre de la Justice, ces condamnations apparaissent insuffisantes au regard de la gravité des faits. Il estime que des peines trop clémentes sont de nature à affaiblir le caractère dissuasif de la réponse pénale et réaffirme la nécessité d’une application rigoureuse de la loi afin de mieux protéger les enfants contre les violences sexuelles.
(AIP)
leg/kkl/fmo

