Abidjan, 11 juin 2025 (AIP) – L’initiative panafricaine « Mission 300 », visant à raccorder 300 millions d’Africains à l’électricité d’ici 2030, franchit une nouvelle étape avec l’engagement du Burundi, du Ghana, du Mozambique, du Togo et qui Zimbabwe dans l’effort collectif en soumettant leurs pactes énergétiques nationaux lors d’une réunion de haut niveau tenue à Londres.
Lancée par le groupe de la Banque africaine de développement (BAD) et la Banque mondiale, avec l’appui d’autres partenaires techniques et financiers, la « Mission 300 » se positionne désormais comme le cadre continental le plus ambitieux en matière d’accès universel à l’énergie.
Après une première vague de 12 pays en janvier à Dar-es-Salam, cette deuxième cohorte témoigne d’un engagement croissant des États africains à mettre en œuvre des réformes structurelles pour l’électrification durable.
Le président de la BAD, Akinwumi Adesina, a salué le 4 juin les avancées notables de la dernière décennie, rappelant que le taux d’électrification en Afrique est passé de 39 % en 2015 à 53 % en 2023, grâce notamment aux efforts du New Deal pour l’énergie en Afrique.
« L’Afrique ne peut pas prospérer dans l’obscurité. Nous devons assurer un accès universel à l’électricité », a indiqué M. Adesina, insistant sur l’urgence d’attirer les investissements privés et de renforcer les partenariats multilatéraux.
Les discussions ont mis en lumière le rôle décisif du secteur privé, la nécessité de créer un environnement réglementaire favorable, et l’importance de solutions de financement innovantes. Le président de la Banque mondiale, Ajay Banga, a souligné que le développement énergétique est indissociable de la création d’emplois durables.
Selon le vice-président de la BAD en charge de l’énergie et du climat, Kevin Kariuki, l’ensemble des 20 pactes de cette deuxième cohorte devrait être finalisé d’ici septembre 2025 et renforcé l’élan collectif vers un avenir énergétique inclusif pour l’Afrique.
La « Mission 300 » est considérée comme « l’effort le plus ambitieux et le plus coordonné de l’Afrique pour assurer un accès universel à l’énergie à grande échelle. Son succès ne sera possible que grâce à de nouveaux capitaux, de nouveaux partenaires et de nouvelles solutions ».
(AIP)
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