Abidjan, 30 juil 2026 (AIP) – Le Parlement indien a examiné, mardi 28 juillet 2026, un projet de loi visant à renforcer les sanctions contre les fraudes aux examens, dans un contexte marqué par une importante mobilisation étudiante consécutive à un scandale de fuites de sujets lors d’un concours national d’entrée en médecine.
Le texte prévoit notamment de porter de cinq à dix ans la peine maximale d’emprisonnement pour les auteurs de fuites de sujets d’examen et d’infliger des amendes pouvant dépasser un million de dollars.
Cette initiative intervient après plusieurs semaines de manifestations, notamment à New Delhi, conduites par le Parti du peuple des cafards (CJP), un mouvement lancé sur les réseaux sociaux par Abhijeet Dipke. La contestation a conduit à la démission, le 25 juillet, du ministre indien de l’Éducation.
À l’origine de cette crise figure une fraude massive lors du concours national d’accès aux études de médecine organisé en mai, auquel plus de deux millions de candidats ont participé. Selon les médias locaux, ce scandale aurait été lié au suicide d’une vingtaine d’étudiants et constitue l’une des plus importantes crises politiques auxquelles le Premier ministre Narendra Modi est confronté depuis sa réélection en 2024.
Présentant le projet devant la Chambre basse du Parlement, le ministre de la Science, Jitendra Singh, a affirmé que ces nouvelles dispositions visent à « rétablir et renforcer la crédibilité » des examens en garantissant une réponse judiciaire plus dissuasive.
L’opposition, qui soutient les revendications des étudiants, estime toutefois que le durcissement des peines ne suffira pas à enrayer les fraudes. Elle reproche au gouvernement de ne pas s’attaquer aux causes profondes du phénomène, notamment les dysfonctionnements administratifs et la corruption qui favorisent les fuites répétées de sujets.
Saisie de plusieurs recours après la répression des manifestations, la Cour suprême a ordonné la libération des manifestants mineurs sans antécédents judiciaires, tout en autorisant la poursuite des procédures engagées contre les autres protestataires.
Le projet de loi doit encore être adopté par la Chambre haute du Parlement avant son entrée en vigueur. Les fuites de sujets demeurent un problème récurrent en Inde, où des millions de candidats se disputent chaque année un nombre limité de places dans les établissements d’enseignement supérieur.
(AIP)
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