Abidjan, 7 nov 2026 (AIP) – L’Agence africaine des médicaments (AMA) renforce ses capacités de réglementation et de soutien à la fabrication locale de produits médicaux avec la mise en place de sept comités techniques et le lancement de deux pôles spécialisés à son siège de Kigali, au Rwanda, à l’occasion de sa première année d’activité.
Ces initiatives ont été annoncées lors de la première Semaine de l’AMA, organisée du 25 au 30 octobre 2026 à Kigali, sous le thème « Construire ensemble l’avenir réglementaire de l’Afrique : de la force nationale à l’impact continental ».
Les sept comités techniques, installés le 26 octobre, sont composés d’experts africains chargés de fournir des avis scientifiques indépendants dans les principaux domaines de la réglementation des produits médicaux. Ils doivent contribuer à renforcer la coopération entre l’agence et les autorités nationales et régionales de réglementation.
L’AMA a également procédé au lancement de deux structures spécialisées à son siège : un pôle de renforcement des capacités et un pôle d’innovation réglementaire et de préparation à la fabrication.
Le premier est destiné à développer l’expertise des autorités nationales et des organismes régionaux, tandis que le second servira de cadre d’échanges entre régulateurs, chercheurs et fabricants pour faciliter la compréhension des exigences réglementaires et accompagner le développement de produits médicaux répondant aux normes de qualité.
Entrée en activité en octobre 2025, l’AMA a pour mission de coordonner et de renforcer les systèmes de réglementation pharmaceutique en Afrique, notamment à travers l’harmonisation des exigences, les évaluations scientifiques conjointes et la reconnaissance des travaux des autorités compétentes.
Selon sa directrice générale, la Dre Delese Mimi Darko, le partage de l’expertise entre les autorités nationales permettra d’accélérer l’accès des populations à des produits médicaux de qualité sur le continent.
La première Semaine de l’AMA a également été marquée par la Journée de la fabrication et de l’innovation, consacrée aux moyens de promouvoir une production locale durable, notamment à travers le transfert de technologies, le développement des compétences et la prévisibilité des procédures réglementaires.
La rencontre a par ailleurs accueilli la 11e Conférence des régulateurs africains du médicament, coorganisée avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS), les 29 et 30 octobre, en vue de renforcer la coopération et la confiance entre les systèmes réglementaires africains.
Pour sa deuxième année d’activité, l’AMA entend poursuivre les travaux de ses comités techniques, déployer les programmes de ses deux pôles et renforcer la surveillance des médicaments, notamment pour mieux protéger les populations contre les produits médicaux non conformes et falsifiés.
(AIP)
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