Tengréla, 14 août 2026 (AIP) – Plus de 60 acteurs communautaires de Tengréla ont été outillés, les 13 et 14 août 2026, sur la prévention et la gestion des conflits, la promotion de la culture de la paix ainsi que la lutte contre l’extrémisme violent, la désinformation et les discours de haine, à l’occasion d’un atelier de sensibilisation et de renforcement des capacités organisé dans la localité.
La rencontre, qui s’est tenue à la salle polyvalente de la cellule civilo-militaire (CCM), vise à renforcer la résilience des communautés et à améliorer leur capacité à prévenir les facteurs susceptibles de fragiliser la cohésion sociale et la stabilité.
Elle bénéficie de l’appui du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), dans le cadre du projet « Prévenir et répondre à l’extrémisme violent dans le corridor atlantique », financé par le Danemark et la Norvège, en collaboration avec le Programme national de cohésion sociale (PNCS).
Selon la chargée de l’appui et du soutien aux communautés, Bobi Joëlle, représentant la directrice générale du PNCS, cette initiative répond à la nécessité de renforcer les mécanismes locaux de prévention face aux tensions communautaires et aux nouvelles menaces sécuritaires.
« L’objectif est de mieux faire face aux menaces sécuritaires, aux tensions communautaires, aux conflits liés à l’accès aux ressources, ainsi qu’aux risques associés à la désinformation et aux discours de haine », a-t-elle indiqué.
Pour les organisateurs, le renforcement des capacités des communautés constitue un maillon essentiel de la stratégie de prévention, dans la mesure où les acteurs locaux sont directement confrontés aux réalités et aux facteurs de vulnérabilité susceptibles d’alimenter les conflits ou de favoriser la propagation de discours extrémistes.
Représentant le préfet du département, le secrétaire général de la préfecture, Kobenan Dongo Emmanuel, a salué la tenue de cet atelier et la mobilisation des différentes composantes de la communauté autour de la préservation de la paix.
Il a surtout insisté sur le caractère collectif de cette responsabilité, estimant que la sécurité et la cohésion sociale ne peuvent reposer exclusivement sur l’action des forces de défense et de sécurité.
« La paix ne doit pas être l’apanage des seules forces de défense et de sécurité », a-t-il déclaré, appelant les communautés à jouer pleinement leur rôle dans la prévention des tensions et le règlement pacifique des différends.
Selon lui, les autorités administratives, les chefs traditionnels, les élus, les guides religieux, les femmes, les jeunes et l’ensemble des leaders communautaires constituent des acteurs essentiels de la construction et de la consolidation de la paix.
Durant les deux jours de travaux, les participants ont été sensibilisés aux principes de la culture de la paix et du vivre-ensemble, ainsi qu’aux mécanismes de prévention et de gestion pacifique des conflits, avec une attention particulière accordée aux réalités des zones considérées comme vulnérables.
Les échanges ont notamment porté sur les tensions foncières, les conflits intercommunautaires, les différends liés à l’exploitation des ressources naturelles et minières, ainsi que sur les risques induits par la désinformation et la diffusion de discours de haine.
Les questions relatives aux phénomènes de radicalisation et à la prévention de l’extrémisme violent ont également été abordées afin de permettre aux participants d’identifier plus précisément les facteurs de risque et d’adopter des réponses communautaires adaptées.
Réunissant des représentants de l’administration, des autorités coutumières, des guides religieux, des organisations de jeunesse et de femmes, ainsi que divers leaders communautaires, cet atelier entend renforcer une mobilisation locale concertée autour d’un objectif commun : préserver durablement la paix, la cohésion sociale et le vivre-ensemble à Tengréla.
(AIP)
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