Abidjan, 31 juil 2026 (AIP) – La Fédération internationale de football association (FIFA) a réaffirmé, vendredi 31 juillet 2026, sa volonté de poursuivre son projet d’ouverture de ses compétitions à des investisseurs privés, malgré les vives critiques de l’Union des associations européennes de football (UEFA), qui menace de boycotter les compétitions de l’instance mondiale si cette réforme est maintenue.
Dans un communiqué, la FIFA indique avoir « pris connaissance des réactions formulées par les confédérations concernées », tout en assurant vouloir conduire une « consultation ouverte et démocratique » afin de permettre à ses 211 fédérations membres de se prononcer « sur la base de faits avérés ». Elle estime que le débat a jusqu’à présent été perturbé par « des informations inexactes diffusées dans les médias ».
Le projet prévoit la création d’une nouvelle entité, dénommée FIFA Forward Enterprise (FFE), qui accueillerait des investisseurs privés minoritaires, à hauteur d’environ 20 % du capital. L’objectif est de mobiliser jusqu’à 4,2 milliards de dollars, sur la base d’une valorisation de 20 milliards de dollars, afin de porter à 10 milliards de dollars les financements consacrés au développement du football au cours des quatre prochaines années.
La FIFA a rejeté les accusations selon lesquelles cette initiative reviendrait à céder le contrôle du football à des intérêts privés. « Personne n’est en train de vendre le football. C’est quelque chose que la FIFA n’envisagerait jamais », affirme l’organisation.
L’UEFA, qui regroupe 55 fédérations européennes, a dénoncé un projet élaboré « en secret » et craint que les décisions relatives au calendrier international et aux compétitions soient désormais guidées par les intérêts des actionnaires plutôt que par ceux du football. Réunie jeudi, elle a menacé à l’unanimité de retirer ses sélections de toutes les compétitions de la FIFA, y compris la Coupe du monde, si le projet n’était pas abandonné. La Confédération d’Amérique du Nord, d’Amérique centrale et des Caraïbes (Concacaf) a également exprimé son opposition.
En réponse, la FIFA a rappelé qu’« aucune entité ne peut prétendre représenter l’ensemble des 211 associations membres ». Les fédérations nationales disposent jusqu’au 19 septembre pour se prononcer sur cette réforme, qui intervient à quelques mois de l’élection présidentielle de la FIFA prévue en mars 2027, à laquelle Gianni Infantino est, pour l’heure, le seul candidat déclaré.
(AIP)
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