Abidjan, 02 juin 2026 (AIP) – Le gouvernement mozambicain a annoncé, mardi 2 juin 2026, la mort de cinq de ses ressortissants lors de récentes violences à caractère xénophobe en Afrique du Sud, tandis que les autorités sud-africaines ont confirmé, à ce stade, le décès de deux citoyens mozambicains.
Selon des médias internationaux, Maputo est le premier gouvernement étranger à signaler des pertes humaines liées à cette nouvelle vague de violences visant des migrants dans le pays.
La porte-parole de la police de la province du Cap-Occidental, Novela Potelwa, a toutefois précisé que les services de sécurité n’avaient confirmé que deux décès survenus vendredi soir dans le quartier informel d’Asla Park, à Mossel Bay. « Deux ressortissants mozambicains ont perdu la vie. L’un était âgé de 27 ans et l’autre de 43 ans », a-t-elle indiqué.
Les autorités mozambicaines ont par ailleurs fait savoir qu’environ 300 de leurs ressortissants avaient déjà regagné le Mozambique par leurs propres moyens, tandis que plus de 500 autres ont trouvé refuge dans des zones sécurisées du Cap-Occidental en attendant leur rapatriement.
Dimanche, la police sud-africaine avait annoncé l’ouverture d’une enquête après la découverte des corps de deux hommes dans un quartier de Mossel Bay, ville située à près de 400 kilomètres à l’est du Cap, où plusieurs incidents xénophobes ont été signalés ces derniers jours.
L’Afrique du Sud connaît depuis plusieurs mois une recrudescence des tensions liées à l’immigration, alimentée par des discours accusant les étrangers de peser sur l’emploi, les services publics et la sécurité. À l’approche des élections locales prévues en novembre, plusieurs formations politiques ont durci leur rhétorique anti-migrants, dans un contexte de forte sensibilité des questions migratoires.
Les autorités sud-africaines poursuivent leurs investigations afin d’établir les circonstances exactes des décès et de déterminer l’ampleur des violences enregistrées dans la province du Cap-Occidental.
(AIP)
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