Abidjan, 27 juil 2026 (AIP) – Le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, a exhorté lundi 27 juillet 2026, les États africains à accélérer la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), qu’il a présentée comme le principal levier de l’intégration économique, de la prospérité et de la transformation structurelle du continent, rapporte l’Agence de presse du gouvernement sud-africain (SAnews).
S’exprimant à l’ouverture de la première session ordinaire de la septième législature du Parlement panafricain (PAP), au Gallagher Convention Centre de Midrand, en Afrique du Sud, M. Ramaphosa a estimé que la ZLECAf constitue une opportunité historique pour stimuler le commerce intra-africain, accélérer l’industrialisation et promouvoir une croissance inclusive.
« La Zone de libre-échange continentale africaine est sans aucun doute l’instrument le plus puissant dont nous disposons pour réaliser notre objectif d’unité, de prospérité et de progrès pour l’Afrique », a-t-il déclaré.
Le chef de l’État sud-africain a toutefois relevé que le plein potentiel de cet accord ne pourra être exploité qu’à travers la levée des barrières non tarifaires, la modernisation des administrations douanières, l’amélioration des infrastructures de transport et de logistique, l’harmonisation des réglementations ainsi que la simplification des systèmes de paiement transfrontaliers.
Selon lui, ces réformes sont essentielles pour fluidifier les échanges commerciaux, attirer davantage d’investissements et renforcer les chaînes de valeur régionales.
M. Ramaphosa a également invité le Parlement panafricain à travailler en étroite collaboration avec les parlements nationaux et régionaux afin d’intégrer les engagements de la ZLECAf dans les législations nationales, d’harmoniser les cadres juridiques et d’en assurer une mise en œuvre effective.
Il a, par ailleurs, appelé les pays africains à mieux valoriser leurs ressources naturelles en développant la transformation locale des minerais et des produits agricoles, afin de générer davantage de valeur ajoutée, de créer des emplois et d’offrir de nouvelles perspectives à la jeunesse.
Pour le président sud-africain, les défis liés aux tensions économiques mondiales et aux changements climatiques rendent plus urgente encore l’accélération de l’intégration économique du continent à travers la ZLECAf.
Il a enfin souligné que le Parlement panafricain devra jouer un rôle déterminant dans l’accompagnement de la mise en œuvre des grands projets de l’Union africaine, en particulier la ZLECAf, afin que les retombées de cette initiative se traduisent par une amélioration concrète des conditions de vie des populations africaines.
(AIP)
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