Abidjan, 1er nov 2026 (AIP) – Les prix mondiaux des produits de base devraient augmenter de 23 % en 2026, avant de reculer de 7 % en 2027, tandis que ceux des produits alimentaires de base devraient enregistrer une hausse cumulée de 18 % sur les deux années, selon les prévisions du Groupe de la Banque mondiale publiées mercredi 28 octobre 2026.
D’après la dernière édition du rapport « Commodity Markets Outlook », cette évolution s’explique par l’accumulation de plusieurs chocs mondiaux, notamment le conflit au Moyen-Orient, les perturbations des approvisionnements en céréales et les effets attendus du phénomène climatique El Niño sur les récoltes.
Après trois années consécutives de baisse, les prix de l’énergie devraient bondir de 32 % en 2026, avant de se modérer en 2027. Le baril de Brent devrait ainsi atteindre une moyenne de 91 dollars cette année, contre 69 dollars en 2025, puis redescendre à 79 dollars en 2027.
Les prix des produits alimentaires de base devraient, quant à eux, progresser d’environ 10 % en 2026, puis de 7 % supplémentaires en 2027. Cette tendance est notamment liée aux difficultés d’acheminement des céréales, aux menaces pesant sur les récoltes en raison d’El Niño et au renchérissement des carburants et des engrais, qui alourdissent les coûts de production agricole.
Les cours des engrais devraient également augmenter de 14 % en 2026, tandis que ceux des métaux devraient progresser de 25 %, portés par la demande liée aux énergies renouvelables, aux véhicules électriques et aux centres de données. Les métaux précieux devraient, pour leur part, enregistrer une hausse de 40 %.
La Banque mondiale met toutefois en garde contre une aggravation possible de la situation en cas d’intensification du conflit au Moyen-Orient, de nouvelles perturbations des expéditions céréalières en mer Noire et d’un épisode El Niño particulièrement sévère.
Dans ce scénario défavorable, le baril de Brent pourrait atteindre une moyenne de 105 dollars en 2027, tandis que les prix des produits alimentaires de base dépasseraient de 12 % les prévisions initiales, franchissant ainsi leurs niveaux de 2022.
Pour l’économiste en chef adjoint de la Banque mondiale, Ayhan Kose, cette accumulation de chocs menace d’aggraver l’inflation, l’insécurité alimentaire et de freiner la croissance économique, particulièrement dans les pays à faible revenu.
(AIP)
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