Bondoukou, 02 nov 2026 (AIP)- Une médiation du préfet de police de Bondoukou, le commissaire- divisionnaire, Koffi Djadjikan, a favorisé lundi 2 novembre 2026, la reprise des activités des chauffeurs de taxis, après un arrêt de travail observé dans la matinée pour dénoncer le stationnement anarchique des véhicules de transport en provenance d’autres localités.
Les transporteurs reprochent à ces véhicules de charger des passagers directement dans la ville, au mépris des lieux de stationnement qui leur seraient réservés. Selon eux, cette situation, qui perdure depuis plusieurs mois, avait déjà été portée à l’attention du maire de Bondoukou, qui leur avait assuré de rechercher une solution.
« Des véhicules en provenance d’Abidjan, d’Agnibilékrou, de Transua et de Bouna stationnent dans différents endroits de la ville. Même ceux qui disposent d’une gare, notamment les véhicules de Bouna, ne s’y limitent pas et stationnent un peu partout », a expliqué Camara Souley, président des chauffeurs de transport en commun de Bondoukou.

L’interruption des activités a occasionné des désagréments aux usagers, dont certains ont été contraints de parcourir une partie de leur trajet à pied.
Camara Souley a toutefois précisé que leur revendication ne concerne pas le tarif de transport fixé à 250 FCFA. « Pour la question des 250 FCFA, nous sommes toujours partants pour travailler avec le maire afin de faire respecter cette décision. Ceux qui ne la respecteront pas seront sanctionnés. Notre grève n’a rien à voir avec la question du transport », a-t-il souligné.
À l’issue des échanges, le préfet de police s’est engagé à rencontrer les autorités compétentes afin de trouver une solution au problème des lieux de stationnement. Cette intervention a permis aux chauffeurs de reprendre le service.
Camara Souley a néanmoins prévenu qu’en l’absence de mesures concrètes à l’issue de la rencontre annoncée pour vendredi, les transporteurs pourraient engager une nouvelle action à partir du lundi suivant.
(AIP)
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