Abidjan, 25 sep 2025 (AIP) – Le Conseil de sécurité des Nations unies a tenu un débat sur l’impact de l’intelligence artificielle (IA) sur la paix et la sécurité internationales, en marge de la 80e Assemblée générale, au cours duquel le président sud-coréen, Lee Jae Myung, a assimilé cette technologie à un « bébé tigre » qu’il faut encadrer pour éviter qu’elle ne devienne une menace.
« Ce bébé tigre va grandir et se transformer soit en un prédateur qui nous dévorera tous, soit en un animal domestique adoré », a averti Lee Jae Myung, en présidant le mercredi 24 septembre 2025 à New York, un débat du Conseil de sécurité de l’ONU consacré à l’impact de l’intelligence artificielle (IA) sur la paix et la sécurité internationales, en marge de la 80e Assemblée générale.

En reprenant une métaphore de l’expert Geoffrey Hinton, M. Lee a souligné que l’avenir de cette technologie dépendra des choix de la communauté internationale.
Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a abondé dans le même sens, appelant à agir sans tarder. « La fenêtre d’opportunité pour façonner l’IA au service de la paix, de la justice et de l’humanité est en train de se refermer », a-t-il insisté, rappelant que, sans garde-fous, cette technologie pourrait se transformer en arme et déstabiliser les sociétés.
Parmi les menaces identifiées figurent l’usage de systèmes d’IA autonomes dans les conflits, les cyberattaques capables de paralyser des infrastructures critiques, la manipulation d’images et de vidéos pour alimenter la désinformation, ainsi que la pression accrue sur les ressources énergétiques et minérales.
M. Guterres a proposé quatre priorités, à savoir garantir le contrôle humain sur l’emploi de la force, instaurer des cadres réglementaires mondiaux, protéger l’intégrité de l’information en période de crise et réduire les écarts de capacités entre pays.
Deux chercheurs invités, Yoshua Bengio (Université de Montréal) et Yejin Choi (Stanford), ont alerté sur les risques d’une IA avancée susceptible de surpasser l’humain dans les tâches cognitives d’ici cinq ans, et plaidé pour un investissement collectif et une gouvernance inclusive.
L’Assemblée générale a récemment décidé de créer un Groupe scientifique international indépendant sur l’IA et de tenir chaque année un Dialogue mondial sur sa gouvernance.
(AIP)
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