Abidjan, 19 nov 2025 (AIP) – Smart Africa a annoncé, mardi 18 novembre 2025 à Kigali, la création officielle du premier Conseil africain de l’intelligence artificielle (IA), un organe destiné à orienter la transformation numérique du continent et à affirmer son leadership dans la gouvernance mondiale de l’IA.
Placée sous la présidence du chef de l’État rwandais, Paul Kagame, également président du Conseil d’administration de Smart Africa, cette nouvelle instance réunit 42 dirigeants africains, le Commissaire de l’Union africaine à l’Énergie et aux Infrastructures, la Secrétaire générale de l’Union internationale des télécommunications (UIT), ainsi que des représentants du secteur privé et des partenaires techniques internationaux.
Selon Smart Africa, le mandat du Conseil sera de formuler des recommandations stratégiques et opérationnelles pour permettre au continent de bâtir un écosystème d’intelligence artificielle responsable, inclusif et accessible à tous, tout en renforçant la souveraineté numérique et la capacité d’innovation des pays africains.
« Notre Conseil nous a demandé d’œuvrer pour que l’Afrique montre la voie – et non qu’elle la suive – dans la transformation mondiale de l’IA », a déclaré le directeur général de Smart Africa, Lacina Koné.
« Avec la création du Conseil africain de l’IA, nous franchissons une étape décisive vers un avenir guidé par l’IA, ancré dans les valeurs africaines, adapté aux défis du continent et conçu pour libérer le potentiel africain », a-t-il ajouté, soulignant l’expertise et l’engagement des 15 membres nommés.
Ce Conseil, composé de sept ministres africains des Technologies de l’information et de la communication (TIC) et de huit membres indépendants, est le fruit d’un processus de sélection conjointement piloté par Smart Africa, la Commission de l’Union africaine et l’Union internationale des télécommunications. L’objectif est d’assurer un équilibre géographique et une représentation couvrant six domaines clés : infrastructures, données, marchés, talents, investissements et gouvernance.
L’initiative intervient à l’issue de plusieurs mois de consultations multipartites et d’un appel à candidatures lancé à l’échelle continentale, qui a suscité plus de 400 dossiers provenant de 57 nationalités, issus des secteurs public, académique, industriel et de la société civile.
Avec la mise en place de ce Conseil africain de l’IA, Smart Africa entend positionner le continent comme acteur créateur de technologies d’avenir, et non simple consommateur, afin de stimuler une croissance économique durable portée par les innovations numériques.
(AIP)
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