Kamongnin SYLLA envoyé spécial à Marrakech (Maroc).
Marrakech (Maroc), 1er fev 2026 (AIP) – Une visite guidée de trois heures a permis aux participants de découvrir plusieurs sites emblématiques de Marrakech, la ville ocre, en marge de la 9ᵉ Assemblée générale de la Fédération atlantique des agences de presse africaines (FAAPA), tenue mercredi 28 et jeudi 29 janvier 2026 dans ladite ville, au Maroc,
Cette activité s’inscrivait dans la dynamique du thème central de la rencontre : « Donner la parole aux territoires : le rôle des médias dans la construction d’une Afrique inclusive », visant à contribuer à l’élaboration d’un récit équilibré du développement à l’échelle du continent.
Le parcours a débuté par la place Jemaa El Fna, classée au patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’UNESCO. Véritable cœur battant de Marrakech depuis le XIᵉ siècle, cet espace emblématique offre chaque jour un spectacle vivant mêlant charmeurs de serpents, musiciens gnaouas, conteurs traditionnels, acrobates et artistes de rue, dans une atmosphère singulière et fortement ancrée dans l’histoire locale.
Depuis la place, les participants ont ensuite emprunté les ruelles des souks traditionnels de la médina, organisés par corps de métiers depuis des siècles. Le souk Semmarine, les souks des teinturiers, des forgerons et des babouches ont notamment permis d’apprécier le dynamisme de l’artisanat local et le savoir-faire transmis de génération en génération.
Ces espaces marchands mettent en valeur une grande diversité de produits artisanaux, allant des poteries de Safi à la dinanderie ciselée, en passant par les bijoux berbères en argent, les épices du Souss et l’huile d’argan. Autant d’éléments qui témoignent de la richesse du patrimoine culturel marocain et de son rôle dans l’économie locale.
La visite s’est achevée par la découverte du palais de la Bahia, joyau architectural du XIXᵉ siècle. Construit entre 1866 et 1867 par le grand vizir Si Moussa, puis agrandi par son fils Ba Ahmed, ce palais de près de 8 000 m² reflète le raffinement et la puissance de la cour marocaine de l’époque.
Les visiteurs ont pu admirer les patios ornés de zelliges et de fontaines, les plafonds en cèdre finement peints, les stucs ciselés et les jardins intérieurs. Avec plus de 160 pièces, le palais de la Bahia demeure l’un des plus beaux témoignages de l’art hispano-mauresque, offrant une conclusion marquante à cette immersion culturelle organisée en marge des travaux de la FAAPA.
(AIP)
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