Abidjan, 31 juil 2026 (AIP) – Des acteurs des droits humains, des médias et des organisations féminines ont appelé, vendredi 31 juillet 2026 à Abidjan, à un investissement durable dans les femmes africaines à travers la littérature, présentée comme un levier de transformation sociale, de préservation du patrimoine et de développement durable.
Cet appel a été lancé lors de la célébration de la Journée internationale de la femme africaine (JIFA), organisée au siège du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH) autour du thème « Investir dans les femmes africaines : la littérature comme outil de transformation sociale, de préservation du patrimoine et de développement durable ».
La conseillère du CNDH chargée des organisations féminines, Yao Pauline, a indiqué que la littérature féminine constitue un puissant moyen de préserver la mémoire collective, de dénoncer les injustices et de promouvoir les droits des femmes.
« Lorsqu’une femme écrit, elle sauve une mémoire, brise un silence et transmet un héritage », a-t-elle déclaré, soulignant que les savoirs et les expériences des femmes africaines doivent être documentés afin d’être transmis aux générations futures.
Elle a plaidé pour des actions concrètes, notamment la création de bourses et de résidences d’écriture, un meilleur accompagnement des autrices, journalistes et défenseures des droits humains, ainsi qu’une plus grande présence des œuvres des femmes africaines dans les écoles, les bibliothèques et les espaces culturels.
Pour le président du CNDH, Dr Adjelou Christian Arnaud, la production littéraire des femmes dépasse le cadre artistique pour devenir un véritable outil de défense des droits humains.
« Chaque livre écrit par une femme africaine est un acte de résistance face à l’injustice et un plaidoyer vivant qui donne une voix aux sans-voix », a-t-il affirmé, estimant qu’une société ne peut construire un État de droit solide en marginalisant le récit de la moitié de sa population.
Les participants au panel ont recommandé l’institutionnalisation de la célébration de la JIFA sur l’ensemble du territoire national, la création d’espaces permanents d’écriture et de témoignages pour les femmes, l’intégration des œuvres des écrivaines africaines dans les programmes scolaires, ainsi que la mise en place de bourses, de résidences d’écriture et de mécanismes de mentorat pour encourager davantage de femmes à écrire et à publier leurs récits.
La célébration était organisée par plusieurs organisations féminines, notamment le Réseau des femmes journalistes et professionnelles de la communication de Côte d’Ivoire (REFJPCI) et la Coordination nationale du Consortium des organisations de la société civile féminines, sous l’égide du Conseil national des droits de l’Homme.
(AIP)
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