San Pedro, 25 oct 2026 (AIP) – Le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Bruno Nabagné Koné, a présenté cinq axes stratégiques destinés à renforcer la compétitivité et la durabilité de la filière palmier à huile, avec pour objectif central l’amélioration des revenus et des conditions de vie des producteurs.
Ces orientations ont été exposées samedi 24 octobre 2026, à San Pedro, lors de la cérémonie officielle de clôture des dix ans de la Journée du planteur, organisée à la place Saint-Pierre autour du thème « Et si on parlait de lui ? Le planteur privé, source d’une filière palmier à huile durable en Côte d’Ivoire ».
Le ministre a identifié la souveraineté alimentaire, la compétitivité, le financement, la sécurisation foncière rurale et la durabilité comme les principaux leviers de modernisation de l’agriculture ivoirienne.
Le premier axe vise à favoriser la consommation des produits agricoles locaux par les populations, tandis que le 2e repose sur la recherche, l’innovation, la mécanisation et l’accès à des semences et engrais de qualité, afin d’accroître les rendements, de réduire la pénibilité du travail et de maîtriser les coûts de production.
Le 3e pilier concerne l’accès à des financements adaptés au cycle agricole et aux capacités de remboursement des producteurs, ainsi qu’à des mécanismes d’assurance contre les aléas naturels. Le 4e porte sur la sécurisation foncière, à travers notamment l’Agence foncière rurale et le Programme de renforcement de la sécurisation foncière rurale (PRESFOR), pour protéger les droits sur les terres, prévenir les conflits et faciliter la transmission des exploitations.
Le 5e axe vise à maintenir ou à accroître les niveaux de production tout en préservant les sols, l’eau et les forêts, et en adaptant les pratiques agricoles aux changements climatiques. Le ministre a également insisté sur l’accompagnement des petits producteurs pour répondre aux exigences de traçabilité et de durabilité imposées par certains marchés.
Bruno Koné a, par ailleurs, souligné la nécessité d’intensifier la transformation locale des productions agricoles. Dans la filière palmier à huile, plus de 80% de la production nationale serait déjà transformée en produits finis, a-t-il indiqué, appelant les acteurs à valoriser davantage les coproduits, les sous-produits et les déchets pour limiter les pertes et accroître les revenus.
Le gouvernement entend également renforcer la qualité du matériel végétal, la formation et la protection sociale des planteurs. Le programme Palmier Ivoir’, lancé en 2024 avec l’appui de la Banque mondiale, a ainsi ouvert des possibilités de formation à plus de 1 500 jeunes.
Le ministre a rappelé que la réussite de la filière ne devait pas se mesurer uniquement aux volumes produits, mais aussi à l’amélioration concrète des revenus et des conditions de vie des producteurs et de leurs familles.
(AIP)
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