Abidjan, 21 oct 2026 (AIP) – Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a condamné les violences enregistrées lors de manifestations en France, en Belgique, en Italie, en Albanie et au Portugal, tout en mettant en garde contre le recours excessif à la force par les autorités.
Dans une déclaration publiée mardi 20 octobre 2026, le responsable onusien a appelé les gouvernements concernés à mettre fin à l’escalade des violences, sur fond de contestation liée à la vie chère, aux inégalités, à la crise du logement et à la dégradation des services publics.
« Les gens ont le droit de manifester pacifiquement et de faire entendre leurs voix », a souligné M. Türk, rappelant que les États doivent faciliter l’exercice de ces droits.
En France, un mouvement initialement porté par des revendications liées au manque de moyens dans l’enseignement s’est élargi aux difficultés économiques et sociales. Des manifestations ont dégénéré samedi 17 octobre à Paris et à Marseille, avec des pillages et des dégradations. Plus de 2 400 personnes auraient été interpellées, selon la presse.
En Belgique, des rassemblements à Bruxelles et à Liège ont également donné lieu à des affrontements et à près de 200 arrestations. En Italie et en Albanie, les protestations contre les difficultés économiques, la corruption et les conditions d’enseignement ont aussi été marquées par des violences.
Au Portugal, le démantèlement de campements de protestation contre la hausse des loyers à Lisbonne et à Porto a conduit à l’arrestation d’au moins 55 militants.
Tout en déplorant les actes de vandalisme, le Haut-Commissaire s’est dit préoccupé par « les informations faisant état d’un recours inutile et excessif à la force contre des manifestants, y compris des enfants ».
Il a insisté sur la nécessité de garantir des interventions policières « légales, nécessaires et proportionnées », ainsi que des enquêtes rapides, efficaces et indépendantes sur les allégations d’usage illégal de la force.
Monsieur Türk a enfin exhorté les gouvernements à privilégier un dialogue « constructif, inclusif et de fond », notamment avec les jeunes, et à apporter des réponses concrètes aux difficultés d’accès au logement, à l’éducation et aux services publics
Pour l’ONU, le rétablissement de l’ordre doit ainsi s’accompagner de mesures durables contre les inégalités et les causes profondes de la contestation.
(AIP)
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