Abidjan, 30 juil 2026 (AIP) – Le président du Comité de pilotage de la restructuration de la Chambre nationale d’agriculture de Côte d’Ivoire (CNA-CI), Bamba Sindou, a estimé que l’institution est « restée vivante et prête pour sa renaissance », à l’issue de l’atelier national de validation du projet de décret portant sa réorganisation, organisé du 26 au 29 juillet à l’Hôtel Président de Yamoussoukro.
Dans une interview publiée jeudi 30 juillet sur les réseaux sociaux de la CNA-CI, M. Bamba a indiqué que cette rencontre marque une étape majeure dans le processus de restructuration de la chambre consulaire, engagé depuis la création du Comité de pilotage par le décret n° 2001-107 du 15 février 2001.
Selon lui, la validation des nouveaux textes traduit la maturité acquise par les acteurs du monde agricole, désormais prêts à doter la profession d’une institution forte, représentative et pleinement opérationnelle.
« Aujourd’hui, nous pouvons dire que cette institution n’est pas morte. Elle est restée vivante malgré les années. Les futurs élus hériteront d’une institution qui a résisté au temps », a-t-il déclaré.
Bamba Sindou a rappelé que le Comité de pilotage avait notamment pour missions d’assurer la gestion des affaires courantes, d’établir la situation financière et patrimoniale de la Chambre, de sensibiliser les acteurs du secteur agricole, de mobiliser des partenaires techniques et financiers et de préparer les conditions de la restructuration de l’institution.
Il a souligné que malgré l’absence d’organes élus durant plusieurs années, le Comité est parvenu à préserver les fonctions essentielles de la Chambre, grâce à l’implication des points focaux et à sa participation aux grandes initiatives du secteur, notamment le Salon international de l’agriculture et des ressources animales d’Abidjan (SARA).
Évoquant les perspectives de la nouvelle Chambre, Bamba Sindou a mis en avant le projet de « Tour du paysan », présenté comme un levier de l’autonomie financière de l’institution. Ce projet, fondé sur un partenariat public-privé, prévoit la construction d’un immeuble dont l’exploitation permettra, à terme, de doter la profession agricole de ressources durables.
Il a appelé les futurs responsables de la Chambre à s’approprier cette initiative afin de démontrer la capacité du monde agricole à assurer son propre développement, tout en réaffirmant que l’État demeure le garant du bon fonctionnement des institutions.
(AIP)
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