Lakota, 05 nov 2026 (AIP)- Les chefs traditionnels de la sous-préfecture de Niambézaria ont sollicité l’extension des travaux de bitumage en cours dans leur circonscription afin de favoriser le désenclavement des villages du canton Tigrou et de stimuler leur développement socio-économique.
Cette doléance a été exprimée mardi 3 novembre 2026 par le chef central de Niambézaria, Gnangbo Célestin, au nom des chefs de village, lors d’une rencontre avec le préfet du département de Lakota, Lassina Binaté.
À cette occasion, le porte-parole des autorités coutumières a salué les actions de développement engagées dans la localité, notamment les travaux de bitumage de l’axe Lakota-Néko-Guéyo et de la bretelle Néko-Niambézaria, ainsi que les projets d’adduction en eau potable en cours.
Il a toutefois relevé que le projet exécuté par la Société de bâtiment et travaux publics (SODISTRA), qui porte sur 58,3 kilomètres de l’axe Lakota-Carrefour Néko-Guéyo et 17,2 kilomètres de la bretelle Néko-Niambézaria, ne permet pas encore de desservir l’ensemble des villages de la zone.
Selon les chefs traditionnels, les travaux s’arrêtent actuellement à Niambézaria d’un côté et à Kparognoua de l’autre, laissant plusieurs localités confrontées à des difficultés d’accès, particulièrement pendant la saison des pluies.
Ils ont ainsi sollicité l’intervention du préfet auprès du gouvernement pour obtenir la prolongation du réseau routier jusqu’à Kokolilié. Le tracé proposé permettrait notamment de relier Kparognoua, Béyo, Godélilié, Kpadagnoa et le carrefour Zahio, en vue de constituer une boucle desservant les villages du canton Tigrou.
Pour les autorités coutumières, cette extension contribuerait à faciliter la circulation des personnes et des biens, à améliorer l’accès aux services sociaux de base et à dynamiser les activités économiques dans cette sous-préfecture qui compte 21 villages.
En réponse à cette sollicitation, le préfet de Lakota, Lassina Binaté, a invité les populations à faire preuve de patience et à tirer pleinement profit des infrastructures déjà obtenues.
Recourant à une métaphore, il a estimé qu’il convenait d’abord de savourer les premiers fruits des travaux de bitumage en cours avant d’envisager leur extension.
Tout en reconnaissant la pertinence et la légitimité de la requête des chefs traditionnels, M. Binaté a rappelé que la réalisation des infrastructures de développement s’effectue progressivement. Il a indiqué qu’une nouvelle demande pourrait être portée lorsque les populations auraient pleinement bénéficié des acquis de la première phase.
(AIP)
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