Abidjan, 06 nov 2026 (AIP) – Le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Bruno Nabagné Koné, a appelé les usiniers, acheteurs, pisteurs et producteurs de caoutchouc naturel à respecter les règles de commercialisation et les décisions de l’organe de régulation, afin de garantir une rémunération équitable aux planteurs.
« L’exactitude des pesées et la juste rémunération du travail ne sont pas négociables », a insisté M. Koné, vendredi 6 novembre 2026, lors de la cérémonie de célébration du cinquantenaire de l’Association des professionnels du caoutchouc naturel de Côte d’Ivoire (APROMAC), couplée à la deuxième édition des Journées du caoutchouc naturel, au Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire.
Le ministre a présenté le respect du mécanisme de fixation du prix du caoutchouc humide comme un enjeu majeur pour placer le producteur au cœur de la chaîne de valeur et assurer une meilleure répartition des revenus issus de cette activité.
Il a rappelé que le nouveau mécanisme découle de l’accord interprofessionnel du 16 février 2026, conclu entre les acteurs de la filière, qui vise à revaloriser la part revenant aux petits producteurs.
Pour le ministre, cette réforme doit se traduire concrètement dans les pratiques d’achat et de commercialisation, à travers notamment la transparence des pesées et l’application des décisions prises par le Conseil Hévéa-Palmier à huile-Coco (CHPC), l’autorité de régulation de la filière.
Bruno Nabagné Koné a également mis en garde contre le non-respect de certaines règles de commercialisation, qu’il a inscrit parmi les pratiques susceptibles de fragiliser durablement la filière, au même titre que la saignée des arbres immatures et la dégradation de la qualité des fonds de tasse.
Il a souligné que ces pratiques, qui peuvent donner l’illusion d’un gain immédiat, compromettent la productivité des plantations et la réputation du caoutchouc naturel ivoirien sur les marchés internationaux.
La question de la rémunération des producteurs revêt un enjeu économique et social important, plus d’un million et demi de personnes vivant de l’hévéaculture en Côte d’Ivoire, selon le ministre.
En 2025, les exportations nationales de caoutchouc naturel ont atteint près de deux millions de tonnes, pour une valeur d’environ 1 900 milliards FCFA, dont plus de 700 milliards FCFA sont revenus aux petits producteurs.
Pour le gouvernement, l’amélioration des revenus des planteurs doit ainsi accompagner les ambitions de développement industriel, de transformation locale et de renforcement de la compétitivité de la filière hévéa.
Le ministre a réaffirmé l’engagement de l’État à accompagner les acteurs dans cette dynamique, conformément à l’ambition de faire de l’agriculture un moteur de transformation économique, de création de richesses et d’emplois.
(AIP)
cmas

