Abidjan, 05 août 2026 (AIP) – Le ministre des Ressources animales et halieutiques, Sidi Tiémoko Touré, a instruit, mercredi 5 août 2026, les coordonnateurs des projets du ministère à intégrer sans délai les recommandations issues des troisièmes sessions ordinaires des comités techniques dans leurs plans d’action 2027, afin d’accélérer l’atteinte des objectifs de souveraineté alimentaire fixés par le gouvernement.
Le ministre s’exprimait à l’hôtel Palm Club de Cocody, lors de la cérémonie de clôture de ces assises lancées le 3 août par la direction de la formation, de la vulgarisation et de la valorisation des produits (DF2VP), dans le cadre de la supervision des projets mis en œuvre par le ministère des Ressources animales et halieutiques (MIRAH).
Saluant l’assiduité des participants, Sidi Touré a relevé que ces sessions, qui n’avaient pas toujours été organisées avec la régularité souhaitée, constituent un cadre essentiel de gouvernance pour des projets structurants pour le développement des filières animales et halieutiques.
« Les recommandations formulées ici ne doivent pas être perçues comme de simples observations consignées dans un rapport. Elles constituent désormais des orientations de travail qui devront guider notre action vers le chemin de l’autosuffisance alimentaire en protéines animales et halieutiques », a-t-il déclaré.
Le ministre a pris l’engagement de suivre personnellement la mise en œuvre de ces recommandations, en collaboration avec les services du ministère, et les partenaires techniques et financiers. Il a également demandé que chacune d’elles soit traduite en actions concrètes, assorties d’échéances précises et d’un mécanisme de suivi.
Selon lui, les attentes des producteurs, des éleveurs, des pêcheurs, des transformateurs et des autres acteurs des filières imposent une action plus efficace. « Les difficultés existent, nous les connaissons, mais elles ne sont pas insurmontables. L’inaction n’a pas sa place », a-t-il insisté.
Le ministre a rappelé que le développement des ressources animales et halieutiques figure parmi les priorités du gouvernement dans le cadre du Plan national de développement (PND) 2026-2030, soulignant que cette ambition repose sur des projets « bien conçus, bien exécutés et suivis avec rigueur ».
Présentant la synthèse des travaux, le secrétaire technique des comités, Monney Monney Jean Ernest, a indiqué que les trois journées de travaux ont permis d’évaluer les acquis des projets depuis leur lancement en 2023 et d’examiner leurs programmes d’activités et budgets.
Il a relevé plusieurs résultats, notamment le renforcement des capacités de plus de 3 000 bénéficiaires, la construction et la réhabilitation d’infrastructures, la réalisation d’études stratégiques, l’acquisition d’équipements techniques et de matériel roulant, ainsi que le développement de partenariats avec des institutions telles que la FAO, le CDC, l’USAID et la GIZ.
Les projets affichent des taux d’exécution physique compris entre 16,66% et 89,3%, tandis que les taux d’exécution budgétaire varient entre 4% et 23%, a-t-il précisé.
Le secrétaire technique a toutefois relevé plusieurs contraintes, notamment l’insuffisance des dotations budgétaires, le manque de personnel dans certains projets, la faible synergie entre les projets et l’administration centrale, ainsi que l’insuffisance de communication autour des résultats obtenus.
Parmi les principales recommandations figurent le renforcement de la coordination entre les projets et les structures centrales du ministère, une meilleure collaboration avec les instituts de recherche et d’appui-conseil, notamment le CNRA et l’ANADER, l’association accrue des collectivités territoriales et des interprofessions, ainsi que la mise en place de mécanismes de coordination des initiatives publiques et privées.
Les troisièmes sessions des comités techniques ont porté sur cinq thématiques, à savoir les productions de gros ruminants, les productions à cycle court, l’appui au développement des élevages, la pêche et l’aquaculture, ainsi que la santé publique vétérinaire et le bien-être animal.
Ces sessions s’inscrivent dans la mise en œuvre de la Politique nationale de développement de l’élevage, de la pêche et de l’aquaculture (PONADEPA), qui vise à porter, à l’horizon 2030, la couverture des besoins nationaux à plus de 70% en produits animaux et à 65% en ressources halieutiques grâce à la production nationale.
(AIP)
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