Abidjan, 29 oct 2026 (AIP) – Le directeur-coordonnateur du Programme national de promotion de la médecine traditionnelle (PNPMT), Dr Kroa Ehoulé, a appelé à renforcer la recherche scientifique et l’encadrement réglementaire afin de faire du patrimoine thérapeutique traditionnel une source d’innovation et de solutions de santé sûres et accessibles aux populations.
Dr Kroa s’exprimait à l’occasion de la célébration de la 24e Journée africaine de la médecine traditionnelle (JAMT), autour du thème relatif aux efforts de recherche et de développement de la médecine traditionnelle en vue de la couverture sanitaire universelle dans la région africaine.
Il a souligné que la médecine traditionnelle constitue un recours important pour de nombreuses populations, notamment dans les zones rurales où l’accès aux structures sanitaires reste difficile. Il a toutefois insisté sur la nécessité de documenter scientifiquement les pratiques, de standardiser les traitements et de renforcer la réglementation du secteur.
L’objectif est de faire évoluer progressivement cette médecine vers un secteur mieux structuré, fondé sur des données scientifiques et complémentaire de la médecine conventionnelle, au bénéfice de la santé des populations.
Pour sa part, le président du Conseil national de l’Organisation nationale des praticiens de médecine traditionnelle et de développement sanitaire (ONAPMTDS), Mamadou Ouattara, a plaidé pour une collaboration accrue entre les praticiens traditionnels, les chercheurs et les professionnels de la médecine conventionnelle.
Il a indiqué que selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), 80 % de la population d’Afrique subsaharienne recourt à la médecine traditionnelle en première intention, soulignant ainsi l’importance de sa prise en compte dans les politiques de couverture sanitaire universelle.
M. Ouattara a également exhorté les praticiens à respecter les directives des autorités sanitaires et à lutter contre les pratiques frauduleuses qui portent atteinte à la crédibilité de leur corporation.
Il a salué l’accompagnement des directions régionales et départementales de la Santé dans l’encadrement des praticiens à travers les 113 districts sanitaires du pays, tout en appelant à intensifier les efforts de recherche pour transformer les recettes traditionnelles en médicaments sûrs et scientifiquement validés.
La célébration de cette 24e édition met ainsi en lumière les enjeux de la recherche, de la réglementation et de la collaboration entre les médecines traditionnelle et conventionnelle pour améliorer l’accès aux soins en Afrique.
(AIP)
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