Abidjan, 30 oct 2026 (AIP) – La Côte d’Ivoire a été élue, jeudi 29 octobre 2026, à la 2e vice-présidence du Bureau du Comité technique spécialisé sur l’égalité entre les hommes et les femmes et l’autonomisation des femmes (CTS-EHFAF) de l’Union africaine (UA), à l’occasion de sa 11ᵉ session ordinaire tenue à Addis-Abeba, en Éthiopie.
Selon un communiqué du ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant transmis vendredi à l’AIP, la délégation ivoirienne, conduite par la ministre Nassénéba Touré, a pris part aux travaux consacrés notamment à l’autonomisation des femmes, à la promotion de leurs droits et au renforcement des mécanismes continentaux de suivi.
L’élection est intervenue à l’issue de concertations entre les États membres de l’Afrique de l’Ouest, dans un esprit de dialogue et de recherche de consensus au sein de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

« Cette élection est un honneur pour la Côte d’Ivoire, mais elle représente surtout une responsabilité. Elle témoigne de notre capacité à préserver la solidarité et à construire des consensus, malgré les soubresauts que connaît notre espace communautaire », a déclaré Nassénéba Touré.
Mme Touré a salué la confiance accordée à la Côte d’Ivoire. Pour son mandat, le pays entend privilégier trois principes directeurs, à savoir l’action, la contribution et l’écoute, afin de participer aux initiatives continentales et de favoriser des résultats concrets pour les femmes et les filles, a-t-elle indiqué.
« Nous abordons ce mandat avec humilité et détermination. Notre engagement sera d’écouter les États membres, de contribuer aux initiatives continentales et d’agir pour que nos décisions produisent des résultats concrets dans la vie des femmes et des filles africaines », a poursuivi la ministre.
La 11ᵉ session du CTS-EHFAF a également examiné plusieurs dossiers, notamment la mise en œuvre de la Déclaration solennelle sur l’égalité entre les hommes et les femmes en Afrique, les activités de l’Observatoire africain du genre, l’inclusion économique et financière ainsi que la prévention des violences faites aux femmes et aux filles.
Les travaux ont aussi porté sur l’économie du soin, en particulier la reconnaissance du travail non rémunéré, et sur le renforcement des statistiques relatives à l’égalité entre les sexes. Les participants ont par ailleurs examiné la Position commune africaine en préparation de la 71ᵉ session de la Commission de la condition de la femme des Nations unies (CSW71), qui doit notamment défendre l’autonomisation économique, l’accès aux financements et l’inclusion numérique des femmes.
La délégation ivoirienne y a présenté des initiatives nationales en faveur de l’autonomisation économique et de la protection des droits des femmes, dont le Fonds d’appui aux femmes de Côte d’Ivoire (FAFCI). Elle a également souligné les possibilités offertes par la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) pour faciliter l’accès des entrepreneures aux marchés et aux chaînes de valeur du continent.
(AIP)
cmas

