Abidjan, 15 sept 2026 (AIP)- Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), l’UNESCO et le ministère du Plan et du Développement ont ouvert, mardi 15 septembre 2026 à Abidjan, un atelier international consacré à l’harmonisation des méthodes de calcul de l’Indice de développement humain (IDH) et au lancement du prochain Rapport national sur le développement humain (RNDH).
Prévu jusqu’à jeudi à l’Hôtel Pullman, l’atelier réunit une soixantaine de participants issus des institutions nationales, des ministères sectoriels, du système des Nations Unies, de la Banque mondiale, des universités, de la société civile et du secteur privé.
Les travaux visent à rapprocher les pratiques méthodologiques, à renforcer les capacités techniques des acteurs et à parvenir à un calcul conjoint et validé des indicateurs de développement humain en Côte d’Ivoire. Ils doivent également permettre de clarifier les sources de données et les méthodes d’estimation et de mettre en place un mécanisme permanent de coordination entre les institutions.
Cette rencontre marque aussi le lancement du processus d’élaboration du prochain RNDH, le premier depuis 2019.
La représentante résidente du PNUD en Côte d’Ivoire, Blerta Cela, a insisté sur l’importance de disposer de données fiables et actualisées pour mesurer les progrès réalisés par le pays et leur permettre d’être reconnus au niveau international.
Elle a rappelé que l’IDH de la Côte d’Ivoire s’est établi à 0,582 en 2023, permettant au pays de gagner cinq places au classement mondial et d’enregistrer la plus forte progression annuelle d’Afrique subsaharienne. La durée attendue de scolarisation est notamment passée de 10,2 à 11,4 années.
« Ce qui n’est pas mesuré n’est pas reconnu. Et ce qui n’est pas reconnu ne peut pas être valorisé », a déclaré Mme Cela, appelant à la mise en place d’un dispositif permanent de validation des données.
Le représentant de l’UNESCO en Côte d’Ivoire, Mame Omar Diop, a souligné que l’IDH permet d’apprécier le développement au-delà des seules performances économiques, notamment à travers la santé, l’éducation et le niveau de vie. Il a plaidé pour un renforcement de la coordination entre les institutions productrices de données.
Ouvrant officiellement les travaux, le ministre du Plan et du Développement, Souleymane Diarrassouba, a relevé que l’IDH ivoirien est passé de 0,465 en 2010 à 0,582 en 2023, faisant de la Côte d’Ivoire le premier pays de l’UEMOA et le troisième de la CEDEAO selon cet indicateur.
Il a toutefois relevé des écarts entre certaines données nationales et internationales, liés notamment à l’irrégularité des données sectorielles, à la multiplicité des sources et aux différences de méthodes d’estimation.
« Harmoniser nos méthodes de calcul, ce n’est pas standardiser de manière rigide : c’est s’assurer que nous mesurons la même réalité avec la même précision, pour que chaque avancée sociale soit fidèlement reflétée », a-t-il expliqué.
M. Diarrassouba a réaffirmé l’engagement du gouvernement à traduire les recommandations de l’atelier en actions concrètes, notamment pour renforcer le suivi-évaluation du Plan national de développement (PND) 2026-2030.
(AIP)
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