Abidjan, 30 août 2026 (AIP)- Le port de lunettes adaptées s’impose de plus en plus comme un enjeu de santé publique et de productivité en Afrique, face à la progression des troubles visuels et à l’exposition croissante aux écrans, aux rayonnements solaires et aux risques professionnels, a souligné, vendredi 28 août 2026, la responsable marketing et communication de l’entreprise optique Lapaire, Nobhel Baugnan, lors d’une conférence de presse à Abidjan.
« La santé visuelle conditionne l’ensemble de nos activités quotidiennes, car 90 % des informations traitées par notre cerveau passent par le canal visuel », a déclaré Mme Baugnan, insistant sur les conséquences des déficiences visuelles non corrigées sur la vie quotidienne, l’éducation, la sécurité et le rendement professionnel.
Selon elle, les déficiences visuelles non prises en charge engendrent chaque année plus de 411 milliards de dollars de pertes à l’échelle mondiale. Dans le monde professionnel, « près de 33 % des actifs travaillent aujourd’hui avec une vision non corrigée », tandis que « 85 % des personnes de plus de 40 ans sont touchées par la presbytie », a-t-elle indiqué.
Chez les enfants et les jeunes, une mauvaise acuité visuelle peut également constituer un frein à l’apprentissage et à la réussite scolaire. Pour la responsable de Lapaire, le dépistage et la correction des troubles visuels doivent donc s’inscrire dans une démarche plus large de prévention et de protection de la santé.
Au-delà de la correction de la vue, elle a appelé à adapter les équipements optiques aux différents environnements d’exposition.
Pour les personnes utilisant régulièrement des écrans, elle recommande des équipements destinés à limiter l’inconfort visuel. Les travailleurs en extérieur devraient, pour leur part, privilégier des verres offrant une protection élevée contre les rayons ultraviolets.
Dans les secteurs industriels et les activités exposées aux projections, le port de lunettes de sécurité constitue, selon elle, une mesure essentielle de prévention.
Les conducteurs doivent également bénéficier d’un équipement visuel adapté afin de faciliter la lecture de la signalisation, l’évaluation des distances et la réduction de l’éblouissement, notamment la nuit. « Il ne faut pas négliger les symptômes d’alerte comme la vision floue, les douleurs oculaires ou les picotements, et il convient de consulter sans attendre un professionnel de santé », a insisté Mme Baugnan.
Pour contribuer à lever les obstacles financiers et logistiques à l’accès aux équipements optiques, l’entreprise optique Lapaire, présent dans neuf pays africains, propose notamment des examens de vue gratuits et des lunettes de vue à partir de 19.000 FCFA, avec des facilités de paiement.
(AIP)
sdaf/cmas

