Bondoukou, 29 oct 2026 (AIP)- Le préfet de la région du Gontougo, préfet du département de Bondoukou, Kouadio Gbongbo André, a appelé, mercredi 28 octobre 2026, les jeunes à privilégier le dialogue pour faire aboutir leurs revendications relatives à l’aménagement de la voie A1 en deux fois deux voies, tout en invitant l’entreprise chargée des travaux à poursuivre le chantier.
Lors d’une rencontre à la préfecture de Bondoukou, il a exhorté les jeunes à consigner leurs préoccupations dans un livre blanc qui sera transmis aux cadres et aux autorités compétentes, afin de permettre un examen concerté de leurs revendications.
« Faites des propositions, élaborez votre livre blanc. Je vais le transmettre à vos cadres et nous verrons ensemble les actions à mener. Mais ne dites pas que les travaux doivent s’arrêter », a-t-il déclaré, appelant les participants à faire preuve de patience et de discipline.
M. Kouadio a expliqué que la réalisation des infrastructures doit tenir compte des contraintes techniques, de la configuration des espaces disponibles et des ressources de l’État. Il a également insisté sur le respect des règles d’occupation des emprises routières et la prise en compte de l’intérêt général dans la conduite des projets d’aménagement.

Le président de la jeunesse communale de Bondoukou, Samby Valentin, a expliqué que leur marche de protestation visait à obtenir des éclaircissements sur le projet, notamment sur le passage annoncé d’un aménagement en deux fois deux voies à une configuration jugée différente des engagements initiaux. Il a rappelé que leurs démarches auprès de plusieurs responsables s’appuyaient sur l’assurance que la voie serait aménagée en deux fois deux voies.
Estimant que leurs préoccupations n’avaient pas reçu de réponses satisfaisantes, il a proposé la création, sous l’autorité du préfet, d’un comité d’évaluation réunissant les représentants des jeunes, les services techniques concernés et l’entreprise chargée des travaux. Cette instance aurait pour mission d’examiner la situation et de rechercher des solutions adaptées.
M. Samby a également souhaité que les conclusions des échanges soient consignées dans un document et transmises dans les meilleurs délais aux autorités compétentes.
D’autres intervenants ont plaidé pour la mise en place d’un cadre de concertation associant les services déconcentrés de l’État, les collectivités territoriales, la jeunesse et la société civile, afin d’examiner les préoccupations soulevées par le projet.
Au terme des échanges, le préfet a réaffirmé sa disponibilité à accompagner cette démarche de concertation, insistant sur la nécessité de maintenir le dialogue et de permettre la poursuite des travaux dans l’attente de l’examen des propositions formulées.
(AIP)
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