Bondoukou, 29 oct 2026 (AIP) – Le préfet de la région du Gontougo, préfet du département de Bondoukou, Kouadio Gbongbo André, a exhorté mercredi 28 octobre 2026, les populations de Songori à collaborer avec les autorités administratives et sécuritaires pour l’identification des sites d’orpaillage illégal et contribuer à l’éradication de cette activité clandestine.
« Il faudra qu’ils nous facilitent l’accès aux sites. Il faut qu’on arrive à identifier les sites », a déclaré M. Kouadio lors d’une rencontre de sensibilisation organisée dans ce village de la sous-préfecture de Bondoukou, en présence des responsables des services techniques et des forces de défense et de sécurité.
Le préfet a déploré le manque de collaboration de certaines populations lors des opérations de lutte contre l’exploitation aurifère clandestine. À cet égard, il a rappelé que les autorités préfectorales ont reçu pour mission de contribuer à l’éradication de ce phénomène dans un délai de six mois.
Dans cette perspective, il a également mis en garde contre toute forme de complicité avec les exploitants clandestins, précisant que les sanctions ne visent pas uniquement les orpailleurs, mais aussi les personnes qui facilitent leurs activités, notamment en leur fournissant des terrains, un hébergement, de la nourriture ou du matériel.
Par ailleurs, le préfet a invité les jeunes désireux de travailler dans le secteur aurifère à privilégier les voies légales, notamment en se constituant en coopératives reconnues, conformément à la réglementation minière.
Enfin, évoquant les résultats des opérations déjà menées dans certaines zones du département, le préfet a relevé le départ d’exploitants clandestins, notamment dans le secteur de Tambi. Toutefois, il a souligné que cette évolution devait être accompagnée d’actions de restauration des sites dégradés pour empêcher la reprise des activités illégales.
« Actuellement, ce qu’on doit faire, c’est comment réhabiliter ces zones pour éviter une recolonisation », a-t-il insisté.
Abordant les dispositions légales encadrant l’exploitation aurifère, le directeur régional des Mines et de la Géologie, Justin Sadia, a rappelé que toute activité d’exploitation de l’or nécessite une autorisation délivrée par les autorités compétentes. Il a, à cette occasion, présenté les différents régimes d’exploitation légale avant d’exhorter les populations à se détourner des activités clandestines.
Pour sa part, le directeur régional de l’Environnement et de la Transition écologique, Tanou Kouassi a mis en évidence les conséquences de l’orpaillage illégal sur le cadre de vie. Il a notamment évoqué la destruction des terres agricoles, la pollution des ressources en eau, la dégradation des écosystèmes et les risques sanitaires liés à l’utilisation incontrôlée de produits chimiques dangereux.
Cette rencontre s’inscrit dans les actions préfectorale, de renforcement de la mobilisation des populations de Songori aux côtés des autorités administratives et des services compétents, afin de lutter durablement contre l’orpaillage illégal et de préserver les ressources naturelles dans le Gontougo
(AIP)
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