Abidjan, 26 oct 2026 (AIP) – La Côte d’Ivoire ambitionne de porter de 36 % à 75 % la couverture de ses besoins en protéines animales et halieutiques par la production nationale à l’horizon 2030, en misant notamment sur le développement de l’économie bleue, a annoncé lundi 26 octobre 2026 à Abidjan-Plateau, le ministre des Ressources animales et halieutiques, Sidi Tiémoko Touré.
Lors du troisième numéro de « Les Grands rendez-vous de l’AIP », le ministre a présenté cette ambition comme étant la deuxième génération de la Politique nationale de développement de l’élevage, de la pêche et de l’aquaculture, couvrant la période 2026-2030.
« Le deuxième levier, c’est l’économie bleue, qui porte sur la valorisation de tout le potentiel de production de la pêche, depuis la pêche jusqu’à l’assiette », a-t-il expliqué, soulignant les atouts du pays, notamment sa façade maritime de près de 560 km et ses nombreux plans d’eau continentaux.
Cette stratégie vise à réduire la dépendance aux importations et à renforcer la production locale. Actuellement, la production nationale couvre 12 % des besoins en poisson, selon les données présentées par le ministre, qui a également évoqué un coût des importations de protéines animales et halieutiques estimé à 780 milliards de FCFA en 2024.
Pour atteindre les objectifs fixés en 2030, le gouvernement prévoit de mobiliser près de 2 000 milliards de FCFA, dont 80 % attendus du secteur privé, tout en renforçant les partenariats entre producteurs et agrégateurs.
« La souveraineté est un impératif », a insisté Sidi Tiémoko Touré, appelant les investisseurs à s’engager davantage dans les filières animales et halieutiques, considérées comme des sources d’emplois et de richesses.
L’échéance de 2030 constitue ainsi le cap fixé par le gouvernement pour accroître la contribution de la production nationale à la satisfaction des besoins alimentaires et consolider la souveraineté alimentaire du pays.
(AIP)
eaa/fmo

