Yamoussoukro, 05 juin 2026 (AIP) – Les femmes en situation de handicap ont plaidé pour une meilleure prise en compte de leurs besoins spécifiques dans les politiques de lutte contre le paludisme, lors d’un atelier de plaidoyer tenu jeudi 4 juin 2026 à Yamoussoukro, en présence d’autorités administratives, sanitaires, coutumières, religieuses et d’organisations communautaires.
Initiée par l’Union nationale des femmes handicapées de Côte d’Ivoire (UNAFEHCI), cette rencontre visait à sensibiliser les acteurs institutionnels aux difficultés rencontrées par les femmes et jeunes filles handicapées dans l’accès aux soins, et à promouvoir leur inclusion dans les stratégies de prévention et de prise en charge du paludisme.
La présidente de l’UNAFEHCI, Anne Cécile Konan, a mis en évidence plusieurs obstacles, notamment la stigmatisation, la précarité, ainsi que l’inadaptation des infrastructures sanitaires et publiques. Elle a souligné que ces facteurs limitent considérablement l’accès aux services de santé.
« Les femmes handicapées sont souvent confrontées à des difficultés d’accès aux centres de santé, dont les infrastructures ne sont pas toujours adaptées », a-t-elle indiqué.
Au terme des échanges, les participants ont formulé plusieurs recommandations, notamment l’adaptation des infrastructures publiques aux différents types de handicap, l’intégration des personnes handicapées dans les cadres de concertation locaux, le renforcement de la collaboration entre les administrations et les organisations de personnes handicapées, ainsi que la mise en place de lignes budgétaires spécifiques au niveau des collectivités territoriales.
L’UNAFEHCI a également appelé à une implication accrue des collectivités locales et à un suivi régulier des recommandations issues de l’atelier, annoncé sur une base mensuelle.
Les participants ont en outre recommandé aux autorités sanitaires de renforcer l’inclusion du handicap dans les politiques de lutte contre le paludisme, de produire des supports de communication accessibles et d’améliorer la formation du personnel de santé. Ils ont également encouragé les partenaires techniques et financiers à soutenir les actions inclusives et les organisations communautaires à renforcer la participation des femmes handicapées.
Le médecin-chef de l’action sanitaire du district sanitaire de Yamoussoukro, Dr Touré Ange, a salué une initiative qu’il a jugée importante pour une lutte plus efficace contre le paludisme. Il a insisté sur la nécessité d’impliquer davantage les personnes handicapées dans les campagnes de sensibilisation et de prévention.
Représentant le préfet de région, Mme Koudougnon née Goba Alice a félicité l’UNAFEHCI et encouragé les acteurs communautaires à jouer pleinement leur rôle de relais auprès des populations concernées.
(AIP)
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