Alépé, 11 juin 2026 (AIP)- Les populations de Monnekoi, localité située dans la sous-préfecture d’Alépé, ont été outillées mardi 9 juin 2026, au processus de sécurisation et de consolidation des droits sur les terres en zones rurale et urbaine, lors d’une rencontre organisée à la salle de réunion de la sous-préfecture, à l’initiative de la chefferie du village.
Les différentes étapes de la sécurisation et de la consolidation des droits fonciers ont été présentées par des personnes ressources, notamment le responsable local de l’Agence foncière rurale (AFOR), Dembélé Denis, l’agent de la direction de la topographie et de la cartographie du ministère de la Construction, du Logement, de l’Urbanisme et du Cadre de vie, Yapo Richard, ainsi que le directeur départemental dudit ministère, Aké Ange.
« Pour parler de certification foncière, il faut d’abord procéder à la délimitation des territoires des villages. La sécurisation repose sur deux composantes : le comité villageois de gestion foncière rurale et le comité sous-préfectoral », a expliqué M. Dembélé, soulignant qu’aucune certification ne peut être délivrée en dehors de ce cadre.
M. Yapo a détaillé les démarches nécessaires à l’obtention des documents officiels relatifs à un terrain en zone rurale. « Dans un lotissement, il y a la partie foncière et la partie administrative. Malheureusement, la plupart des opérateurs se limitent à la partie foncière qui concerne la délimitation, le plan, le bornage et l’installation des poteaux électriques. Ils négligent souvent la partie administrative liée à l’approbation, ce qui complique l’obtention de l’attestation d’usage coutumier », a-t-il déploré.
Il a également rappelé que la terre étant devenue une ressource rare, il est indispensable de disposer des documents de propriété avant toute transaction afin de prévenir les conflits fonciers.
Le chef du village de Monnekoi, Nanan Kouadio Ismaël, initiateur de cette séance d’information, s’est réjoui de la tenue de cette rencontre, estimant qu’elle permettra de lever de nombreuses incompréhensions et de prévenir les malentendus liés aux questions foncières.
Le sous-préfet d’Alépé, Alain Gué, a salué cette initiative de la chefferie villageoise, rappelant que les crises foncières trouvent souvent leur origine dans les mésententes et le manque d’information. Selon lui, cette séance a permis aux populations d’être mieux outillées sur les mécanismes de sécurisation et de consolidation des droits sur les terres.
(AIP)
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