Bouaké, 10 juin 2026 (AIP)- L’Agence nationale d’appui au développement rural (ANADER) a présenté, mercredi 10 juin 2026, son Plan stratégique de développement (PSD) 2026-2030 à l’occasion du premier numéro de la tribune dénommée « Les rendez-vous de l’ANADER », une initiative visant à renforcer la visibilité de l’institution et à favoriser l’appropriation de ses actions par l’ensemble des acteurs du secteur agricole et du développement rural.
Ouvrant la rencontre, le président du Conseil d’administration (PCA) de l’ANADER, Louis Kouakou-Habonouan, a indiqué que cette tribune a pour objectif de faire mieux connaître l’agence auprès des populations, des partenaires techniques et financiers, des bailleurs de fonds ainsi que de l’ensemble des acteurs intervenant dans le développement rural.
Selon lui, l’ANADER constitue un instrument d’appui au développement de l’agriculture et du monde rural mis au service de l’État de Côte d’Ivoire et de ses partenaires. Il a expliqué que les « Rendez-vous de l’ANADER » seront organisés sur l’ensemble du territoire national, notamment, dans les 31 régions et les deux districts autonomes, afin de rapprocher davantage l’institution des bénéficiaires de ses actions et de ses partenaires.
Présentant les orientations du Plan stratégique de développement 2026-2030, le directeur général de l’ANADER, Dr Sidiki Cissé, a souligné que ce document a été élaboré selon une approche participative associant les différentes parties prenantes du développement agricole et rural.
Il a précisé que le PSD repose sur cinq axes stratégiques. Le premier concerne le développement des cultures agricoles ainsi que des productions animales. Le deuxième porte sur la santé communautaire, la nutrition et le bien-être des populations vivant en milieu rural. Le troisième est consacré à l’entrepreneuriat agricole. Le quatrième vise l’amélioration des conditions de travail du personnel de l’ANADER. Le cinquième est consacré au suivi-évaluation des actions et programmes mis en œuvre par l’agence.
Dr Sidiki Cissé a également présenté les perspectives attendues au terme de l’exécution du plan. Selon lui, l’ambition est de contribuer à faire de la Côte d’Ivoire un pays capable de produire l’essentiel des denrées qu’elle consomme tout en répondant à la demande croissante de certains pays voisins.
Il a relevé que le pays a déjà atteint un niveau d’autosuffisance sur certaines spéculations telles que le manioc et l’igname. Toutefois, l’évolution de la demande dans la sous-région, conjuguée aux effets des crises enregistrées dans certains pays voisins, nécessite une augmentation de la production nationale afin de satisfaire à la fois les besoins internes et les demandes extérieures.
Le directeur général a indiqué que le PSD 2026-2030 prend en compte ces enjeux liés à la sécurité alimentaire, à la souveraineté alimentaire et à l’accroissement de la production agricole.
Pour sa part, le PCA de l’ANADER a invité la direction générale à poursuivre les efforts en vue de répondre aux priorités définies par les autorités ivoiriennes en matière de développement agricole.
Il a rappelé que les défis à relever concernent, notamment, la sécurité et la souveraineté alimentaires, la modernisation de l’agriculture, l’autonomisation des femmes, l’employabilité des jeunes à travers le secteur agricole, la résilience des systèmes de production, la durabilité des activités agricoles ainsi que l’accès aux intrants.
Selon Louis Kouakou-Habonouan, l’ANADER, en tant que structure sous tutelle du ministère de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, doit renforcer son action afin d’apporter des réponses à ces différentes problématiques.
La présentation technique du Plan stratégique de développement 2026-2030 a été assurée par le directeur des Études, de la Prospection et des Projets de l’ANADER, Dr Miaman Koné.
Au cours de son exposé, il a indiqué que le document accorde une place importante à la sécurité et à la souveraineté alimentaires à travers l’accroissement des productions vivrières, animales et halieutiques.
Il a également mis en avant la modernisation de l’agriculture, qui passe notamment, par la mécanisation des exploitations agricoles et l’amélioration de la gestion de l’eau dans les systèmes de production.
Le PSD 2026-2030 prévoit en outre le renforcement de la compétitivité des filières agricoles, aussi bien pour les cultures pérennes et d’exportation que pour les cultures annuelles. Cette orientation s’appuie sur la promotion de l’entrepreneuriat agricole, l’insertion socioprofessionnelle des jeunes et des femmes ainsi que le développement d’une stratégie de communication et de marketing adaptée aux besoins du secteur.
Le document stratégique intègre également les enjeux liés à la durabilité des productions agricoles à travers la prise en compte des effets du changement climatique, le développement de la recherche appliquée, l’innovation technique et la diffusion de technologies adaptées aux exploitations agricoles.
Dr Miaman Koné a ajouté que le plan prend en considération les questions de genre et de sécurisation foncière, considérées comme des leviers pour le développement durable du secteur agricole.
L’amélioration des conditions de vie des populations rurales figure également parmi les priorités du PSD. À ce titre, le document prévoit des actions en matière de santé communautaire, de sécurité nutritionnelle, de développement coopératif, d’inclusion financière, de développement territorial et de promotion de l’économie locale.
Le directeur des Études, de la Prospection et des Projets a détaillé les cinq axes stratégiques du document. L’axe 1 porte sur le renforcement de l’appui au développement des chaînes de valeur dans les domaines des cultures vivrières, des cultures pérennes ainsi que des productions animales et halieutiques. L’axe 2 est consacré au renforcement de l’appui au développement rural, à la santé communautaire et à la nutrition. L’axe 3 vise la promotion de l’initiative entrepreneuriale. L’axe 4 concerne l’amélioration de la gestion administrative et financière, des conditions de travail et du bien-être du personnel. Enfin, l’axe 5 est dédié au renforcement de la gouvernance institutionnelle ainsi qu’au suivi-évaluation des interventions de l’ANADER.
(AIP)
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