Tengréla, 03 nov 2026 (AIP)- Les populations de Tengréla ont été exhortées à adhérer lundi 2 novembre 2026, au projet de construction de voiries urbaines et d’ouvrages de drainage des eaux pluviales, tout en formulant des préoccupations sur sa mise en œuvre, lors d’un atelier de restitution des études d’impact environnemental et social approfondies (EIESA).
Cette rencontre visait à informer les populations sur les aménagements prévus et à recueillir leurs préoccupations et propositions en vue d’améliorer le rapport d’étude environnementale et sociale.
Présidant les travaux au nom du préfet, le secrétaire général de la préfecture, Kobenan Dongo Emmanuel, a invité les participants à prendre une part active aux échanges afin de garantir la bonne mise en œuvre du projet. Il a salué cette initiative, soulignant son importance pour l’amélioration du cadre de vie et le développement des infrastructures urbaines de la commune.
« Nous réitérons la disponibilité de l’administration à accompagner la mise en œuvre du projet. Nous saluons les réalisations déjà enregistrées dans plusieurs quartiers de Tengréla », a indiqué M. Dongo, estimant que les travaux envisagés contribueront à renforcer l’attractivité de la ville.
Le représentant du coordonnateur général adjoint du PDDIVS, Ourega Alexa, a expliqué que le projet vise à réduire les disparités infrastructurelles entre Abidjan et les villes de l’intérieur du pays.
« À travers ce projet, l’État entend assurer le développement des villes secondaires par la réduction des disparités entre les villes. Cet atelier constitue un cadre de concertation destiné à recueillir les préoccupations et propositions des parties prenantes afin d’améliorer le rapport d’étude environnementale et sociale », a-t-il précisé.
Au cours des présentations techniques, l’ingénieur en génie civil, Kra N’Guessan Avali, a présenté les axes concernés par les travaux de bitumage.
« La première phase du programme prévoit le bitumage de 13 tronçons répartis sur 14 sites, pour un linéaire total de 12 211,3 mètres, soit environ 12,2 kilomètres », a-t-il indiqué, précisant que ces axes ont été retenus à la suite d’études techniques engagées depuis mars 2025.
Présentant les conclusions de l’étude d’impact, le représentant du cabinet chargé de cette mission, Ahoulé Ghislain, a relevé plusieurs risques environnementaux et sociaux liés à la réalisation des travaux.
« La réalisation des travaux comporte des risques, notamment les émissions de poussière pendant les travaux et la présence d’arsenic dans certaines sources d’eau », a-t-il déclaré. Il a toutefois indiqué qu’aucun site protégé ne devrait être affecté par les aménagements.
Au terme des échanges, les populations ont marqué leur adhésion au projet et se sont engagées à accompagner sa réalisation. Elles ont cependant exprimé des préoccupations concernant la transparence dans l’exécution des travaux, l’indemnisation des personnes affectées et le recrutement prioritaire des jeunes issus des quartiers concernés.
Financé dans le cadre d’un accord conclu le 12 avril 2023 entre le gouvernement ivoirien et la Banque mondiale, le PDDIVS ambitionne d’améliorer l’accès aux infrastructures urbaines résilientes au changement climatique et aux services de base dans plusieurs villes secondaires de Côte d’Ivoire.
Cette assise a été organisée dans le cadre du Projet de développement durable et inclusif des villes secondaires (PDDIVS), à la salle polyvalente de la Cellule civilo-militaire (CCM). Elle a réuni les autorités administratives et municipales, les responsables du projet, des techniciens ainsi que des représentants des populations concernées.
(AIP)
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