Yamoussoukro, 08 juin 2026 (AIP) – Le personnel administratif de l’Institut national de formation judiciaire (INFJ) participe depuis lundi 8 juin 2026 à Yamoussoukro à un atelier de formation consacré à l’intelligence artificielle (IA), une initiative visant à permettre aux agents de mieux comprendre les enjeux, les opportunités et les défis liés à cette technologie en pleine expansion.
A l’ouverture des travaux, l’administrateur national du programme Éducation de l’UNESCO, Désiré Gnakabi, a souligné l’importance de l’intelligence artificielle qui, selon lui, touche désormais tous les secteurs d’activité, aussi bien les administrations publiques que le secteur privé.
« L’intelligence artificielle est une innovation technologique majeure qui vise à faciliter les procédures de gestion dans nos différentes administrations. Cependant, comme toute innovation, elle nécessite une bonne compréhension de ses avantages, de ses défis et de ses limites par les acteurs appelés à l’utiliser », a-t-il indiqué.
M. Gnakabi a relevé le caractère sensible du secteur de la justice, estimant indispensable que ses acteurs maîtrisent les enjeux liés à l’utilisation de l’IA afin d’en faire un outil au service des populations tout en préservant les principes fondamentaux du système judiciaire.
Il a rappelé que l’UNESCO avait été à l’initiative de la recommandation sur l’éthique de l’intelligence artificielle adoptée en 2021 par les 193 États membres de l’organisation, un texte qui encourage les États à évaluer leurs écosystèmes numériques et à intégrer les principes éthiques de l’IA dans leurs administrations.
« C’est pourquoi l’UNESCO a accepté avec intérêt d’accompagner cette initiative de l’INFJ. Nous sommes honorés d’être associés à cette activité qui participe à une meilleure appropriation de cette technologie par les acteurs de la justice », a-t-il déclaré.
Pour sa part, le secrétaire général de l’INFJ, le magistrat Raphaël Guigui Goli, a expliqué que cette session s’inscrit dans la continuité des formations déjà organisées au profit des élèves magistrats et des auditeurs des cycles supérieurs de l’institution.
Selon lui, l’intelligence artificielle soulève de nombreuses problématiques auxquelles seront confrontés les futurs professionnels de la justice, notamment les questions de confidentialité, de protection des données et des biais susceptibles d’être générés par les systèmes automatisés.
« Les magistrats sont appelés à connaître et à traiter les contentieux qui pourraient naître de l’utilisation de l’intelligence artificielle. Il est donc indispensable qu’ils soient préparés et outillés sur ces questions », a-t-il affirmé.
M. Goli a également insisté sur la nécessité de former le personnel administratif de l’INFJ, qui participe à l’encadrement des apprenants et à la réflexion sur les nouveaux modules pédagogiques à intégrer dans les programmes de formation.
Il a exprimé sa gratitude à l’endroit de l’UNESCO pour son accompagnement, estimant que cette formation permettra aux participants d’acquérir les compétences nécessaires pour contribuer à l’évolution des contenus pédagogiques destinés aux futurs acteurs du système judiciaire ivoirien.
Cet atelier s’inscrit dans la dynamique de modernisation des pratiques administratives et pédagogiques engagée par l’INFJ afin d’adapter la formation des professionnels de la justice aux mutations technologiques contemporaines.
(AIP)
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