Abidjan, 21 août 2026 (AIP) – Le Collectif des populations du village de 4 Croix, dans la commune d’Anyama, a obtenu une ordonnance de sursis à exécution de la décision de la Cour d’appel, dans l’attente de l’examen de l’affaire par la Cour de cassation.
L’information a été rendue publique, mercredi 19 août 2026, par le chef du village, Amon Siméon, entouré des responsables du collectif et d’un parterre d’acquéreurs et résidents.
Cette ordonnance, signifiée le mardi 18 août 2026 avec assignation à comparaître devant la haute juridiction, suspend l’exécution de la décision de la Cour d’appel qui avait donné lieu, le 12 août dernier, à des opérations de démolition.
Selon le chef Amon Siméon, plus de 30 maisons, dont une école, ont été détruites à cette occasion par des individus qu’il présente comme extérieurs au dispositif légal, alors même que le parquet général avait refusé d’accorder le concours de la force publique.
« Nous avons saisi la Cour de cassation pour contester la régularité de ces procédures. Cette ordonnance de sursis est une étape importante qui nous permet de faire entendre nos arguments dans un cadre judiciaire », a déclaré le chef du village.
Il conteste par ailleurs le bien-fondé de la revendication de propriété à l’origine du litige, affirmant que le cédant du domaine à la société Arc-en-ciel n’en était pas légitime propriétaire.
« Le père de celui qui revendique aujourd’hui le terrain avait reçu sa propre part et l’a vendue. On ne peut pas, ensuite, récupérer celle des autres », a-t-il soutenu.
Face à cette nouvelle phase judiciaire, le président du Collectif des populations d’Anyama 4 Croix, Bayo Soumaïla, et le secrétaire général, Sangaré Moussa, ont appelé les populations au calme, à l’unité et à la confiance en la justice.
« Nous demandons aux populations de rester unies et de faire confiance à la justice. Notre objectif est de défendre les intérêts des personnes directement concernées et de faire en sorte que cette affaire soit tranchée conformément au droit », ont-ils indiqué.
Le collectif, récemment réorganisé pour mieux représenter les résidents effectifs sur le site, entend maintenir sa mobilisation dans le calme, en attendant la suite de la procédure devant la Cour de cassation.
(AIP)
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