Abidjan, 27 jan 2025 (AIP)- L’association des acquéreurs du quartier « Quatre croix » d’Anyama (route d’Alépé) a appelé, samedi 25 janvier 2025, à l’intervention de l’Etat dans la foulée d’une manifestation relayée sur les réseaux sociaux qu’elle a organisée pour protester fermement contre les opérations de déguerpissement menées par une société immobilière.
« La population est fatiguée, il faut que l’Etat vienne nous aider. Il y a une injustice qui se passe dans le noir que nous ne voulons pas accepter. On paie des impôts, il y a des intérêts de l’Etat sur le site. Depuis 2003, l’Etat a électrifié le village et nous avons les papiers légaux en notre possession », a déclaré le président du collectif des acquéreurs de terrains de « Quatre croix », Kéli Kely Bertrand.
Il a dénoncé la détention de documents prétexté par la société de construction. « Nous sommes là et subitement ils viennent en disant qu’ils ont eu tous les papiers et qu’ils vont casser nos maisons, ils ont même commencé à détruire des maisons. On ne peut pas accepter cela », a martelé M. Kéli.
Les résidents, regroupés en association d’acquéreurs, contestent la légalité des actions entreprises par Arc-en-ciel Immobilier Consulting, qui poursuit ses travaux malgré les vives protestations des plaignants.
Le litige porte sur la validité des documents administratifs détenus par les deux parties. Les habitants présentent des lettres d’attribution datant de 2003, tandis qu’Arc-en-ciel Immobilier Consulting affirme détenir un arrêté de concession définitive (ACD) obtenu en 2020.
Selon M. Kéli, en dépit d’une injonction administrative du sous-préfet d’Anyama demandant la suspension des opérations de déguerpissement, le promoteur poursuit ses travaux. Cette situation a nécessité l’intervention des forces de l’ordre pour éviter un affrontement entre les deux parties, samedi.
Depuis 2019, les tensions entre les acquéreurs et Arc-en-ciel Immobilier Consulting ne cessent de croître. Les habitants dénoncent une situation où leurs droits sont constamment bafoués. Les acquéreurs réitèrent leur appel aux autorités à examiner leur situation face aux actions jugées abusives.
(AIP)
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