Agboville, 21 juil 2026 (AIP) – Trente-trois agents d’opération chargés de la traçabilité sociale (AOTS) participent, du 21 au 24 juillet 2026 à Agboville, à une session de renforcement des capacités sur la lutte contre le travail des enfants dans la cacaoculture, organisée par le Conseil du café-cacao en partenariat avec la Fondation International Cocoa Initiative (ICI).
Cette formation, qui s’inscrit dans le cadre du renforcement du dispositif opérationnel de lutte contre le travail des enfants dans la filière cacao, se tient simultanément dans les délégations régionales du Conseil du café-cacao d’Agboville, de Daloa et de San Pedro.
À Agboville, les participants proviennent des délégations régionales d’Abidjan, d’Aboisso, d’Abengourou et d’Agboville.
Ouvrant les travaux, le délégué régional du Conseil du café-cacao d’Agboville, Kablan Olivier Gnamien, a rappelé que la filière est confrontée à des exigences croissantes des marchés internationaux, notamment en matière de durabilité, de protection de l’environnement et de responsabilité sociale.
« Les défis actuels de notre filière face aux exigences du marché mondial et de nos partenaires au développement nous obligent à intégrer des dimensions techniques, environnementales, économiques et sociales afin de répondre à leurs attentes », a-t-il déclaré.
Il a souligné que le système national de traçabilité constitue un levier essentiel pour répondre à ces exigences, tout en insistant sur le rôle déterminant des agents de terrain dans son efficacité.
« Mais qu’est-ce qu’un système sans les hommes et les femmes qui l’animent ? C’est pourquoi la direction générale a souhaité donner un visage à cette transparence en renforçant les compétences de ses agents d’opération, acteurs clés de la traçabilité sur le terrain », a-t-il expliqué.
Le directeur des partenariats et du plaidoyer de la Fondation ICI, Donatien Awokou, a relevé que si la Côte d’Ivoire dispose désormais d’une traçabilité physique performante du cacao, la traçabilité sociale constitue aujourd’hui un enjeu majeur, particulièrement dans le contexte des nouvelles exigences des marchés internationaux.
« La question de la traçabilité sociale, notamment celle relative au travail des enfants, est devenue essentielle. Avec les nouvelles réglementations applicables, en particulier sur le marché européen, les pays producteurs doivent démontrer que leur cacao est produit dans le respect des droits humains. Les agents chargés de la traçabilité sociale auront donc un rôle déterminant à jouer », a-t-il indiqué, invitant les participants à tirer pleinement profit de cette formation.
La secrétaire technique de la Plateforme de partenariat public-privé du Conseil du café-cacao, Djama Melissa, a précisé que cette session vise à doter les agents des connaissances nécessaires sur les textes, principes et mécanismes de prévention du travail des enfants afin qu’ils deviennent de véritables relais de sensibilisation au sein des communautés productrices.
« Ils seront nos yeux sur le terrain. Ils auront pour mission de sensibiliser les producteurs, d’identifier les situations à risque et d’alerter sur les cas de travail des enfants dans les plantations », a-t-elle souligné.
Elle a, par ailleurs, salué les progrès enregistrés ces dernières années grâce aux actions conjointes du gouvernement, du Comité national de surveillance des actions de lutte contre la traite, l’exploitation et le travail des enfants (CNS), présidé par la Première Dame, Dominique Ouattara, du Conseil du café-cacao et de leurs partenaires techniques et financiers.
Le Conseil du café-cacao dispose de 13 délégations régionales réparties sur l’ensemble du territoire national. Cette formation s’inscrit dans la stratégie nationale visant à renforcer la conformité sociale de la filière cacaoyère ivoirienne, premier producteur mondial de cacao, face aux nouvelles exigences de durabilité et de traçabilité des marchés internationaux.
(AIP)
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