Man, 20 oct 2026 (AIP)-Le ministère des Ressources animales et halieutiques (MIRAH) a engagé, lundi 19 octobre 2026, une campagne de sensibilisation à la prévention de la rage dans les localités de Bogouiné et de Gouagonopleu, dans le département de Man, afin d’informer les populations sur les risques de transmission et les mesures à prendre après une exposition à la maladie.
« La rage tue par ignorance », a affirmé le chef du service de l’information socio-sanitaire à la direction des services vétérinaires, Dr Tokpa Cyrille, qui a insisté sur la nécessité de rapprocher l’information des communautés éloignées des centres urbains.
Il a rappelé que la rage est une maladie mortelle, mais que la vaccination des animaux et la prise en charge rapide des personnes exposées permettent de prévenir les décès.
La prévention repose notamment sur la vaccination des chiens, principaux animaux impliqués dans la transmission de la rage à l’homme. Dr Tokpa a recommandé aux propriétaires de faire vacciner leurs chiens dès l’âge de trois mois, puis de renouveler la vaccination chaque année.

Il a également appelé les populations à adopter les gestes qui s’imposent après une morsure ou une griffure suspecte. « Le premier réflexe, c’est de laver la plaie avec de l’eau et du savon pendant 15 minutes, et ensuite se rendre dans un centre de santé le plus proche », a-t-il conseillé.
La sensibilisation a aussi porté sur les modes de transmission de la maladie, les personnes exposées et les signes de la rage chez l’homme. Selon Dr Tokpa, outre les chiens et les chats, d’autres mammifères, notamment les bœufs et les moutons, peuvent transmettre le virus.
A Bogouiné où a débuté la séance de sensibilisation, le sous-préfet Coulibaly Adjara épouse Aïdara, a attiré l’attention sur la présence de chiens en divagation dans sa circonscription et appelé leurs propriétaires à prendre leurs responsabilités. « Vaccinez les chiens pour la sécurité de vos enfants à la maison et puis celle des gens du dehors », a-t-elle lancé.
Pour sa part, le chef du village de Gouagonopleu, Tia Michel, s’est engagé à relayer les messages auprès des habitants absents à la séance. Il a également invité les parents à sensibiliser les enfants aux risques liés aux animaux et à veiller sur leurs contacts avec ceux-ci.
Après Bogouiné et Gouagonopleu, la campagne doit se poursuivre à Man ce jeudi.
La rage demeure un enjeu de santé publique. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la maladie est évitable par la vaccination et une prise en charge rapide après exposition, notamment par le lavage de la plaie et l’administration des traitements recommandés.
(AIP)
ebd/fmo

