Niakara, 04 juin 2026 (AIP) – Le kilogramme de gingembre est actuellement vendu à 3 000 francs CFA à Niakara (région du Hambol), offrant une source de revenus complémentaire aux producteurs agricoles locaux, a appris l’AIP auprès d’acteurs de la filière.
Selon des producteurs, cette spéculation gagne progressivement du terrain, notamment au sein des exploitations d’anacarde où elle est associée aux cultures sous couvert végétal.
Pour le producteur Thibault Kélo Koné, le gingembre présente l’avantage de pouvoir être cultivé sous les anacardiers, permettant une meilleure valorisation des parcelles agricoles.
« La culture du gingembre permet aux producteurs d’anacarde de diversifier leurs revenus et de mieux faire face aux dépenses de l’intersaison », a-t-il indiqué.
Dans la même dynamique, un opérateur de la filière, Amadou Soro Kolotcholoman, souligne que le niveau actuel des prix constitue une opportunité économique pour les producteurs.
« À 3 000 francs CFA le kilogramme, le gingembre permet à plusieurs ménages de disposer de revenus réguliers, parfois plus immédiats que ceux issus de l’anacarde », a-t-il relevé.
Au-delà de son intérêt économique, le gingembre est également reconnu pour ses propriétés médicinales. Selon un naturothérapeute interrogé, cette racine contient des gingérols aux vertus anti-inflammatoires et antioxydantes.
Dans un contexte de diversification des revenus agricoles, la culture du gingembre apparaît ainsi comme une alternative complémentaire pour les producteurs du Hambol, en particulier ceux engagés dans la filière anacarde.
(AIP)
jbm/cmas

