Sassandra, 25 août 2026 (AIP)- Les populations de Sassandra et de plusieurs localités environnantes éprouvent des difficultés à capter, à partir de leurs postes récepteurs, des programmes de Radio Côte d’Ivoire et de Fréquence 2, tandis que la ville ne dispose plus d’aucun point de vente de journaux, est il donné de constater.
Selon plusieurs auditeurs présents dans différents quartiers de la ville, les difficultés de réception des deux chaînes publiques remontent à plusieurs années. Cette situation les prive notamment des journaux radiophoniques, des émissions de divertissement et des retransmissions sportives, particulièrement celles consacrées aux compétitions de football.
« Nous aimerions pouvoir écouter facilement les chaînes nationales depuis nos maisons, nos bureaux ou nos ateliers comme cela se faisait auparavant », témoignent des auditeurs, qui souhaitent comprendre les raisons de cette situation et espèrent un rétablissement de la couverture.
Certains se souviennent avec nostalgie des émissions qui rythmaient autrefois leur quotidien, notamment « Mythes et Mystères », « Le Grognon » et « Connais-tu mon beau pays », ainsi que des grands rendez-vous sportifs, particulièrement les rencontres entre l’ASEC Mimosas et l’Africa Sports d’Abidjan.
Ces retransmissions avaient également contribué à faire connaître plusieurs journalistes emblématiques du commentaire sportif ivoirien, parmi lesquels Boubacar Kanté, Jean-Louis Farrah Touré et Rash N’Guessan Kouassi.
À cette difficulté d’accès aux programmes radiophoniques s’ajoute l’absence de journaux imprimés dans les points de vente de la ville. L’unique kiosque à journaux, situé au centre-ville, dans le secteur du Pavé, fermé depuis plusieurs années et n’a pas rouvert depuis.
Aucun nouveau point de vente n’a, pour l’heure, été installé dans les stations-service, les grandes surfaces ou par des opérateurs privés, notamment les possibilités d’accès des populations à la presse écrite.
Des acteurs locaux de la défense des droits de l’homme plaident ainsi pour une de la couverture des chaînes nationales dans le Gboklê et pour la reprise de la distribution des journaux dans la ville.
Ils estiment que l’accès aux médias constitue un enjeu important pour le droit à l’information, particulièrement dans un contexte où les rumeurs et la désinformation peuvent rapidement se propager.
Pour ces acteurs, le renforcement de la présence des médias publics et de la presse écrite à Sassandra contribuerait à offrir aux populations une information diversifiée, régulière et fiable sur l’actualité nationale et locale.
(AIP)
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